{"id":753,"date":"2022-05-31T00:49:17","date_gmt":"2022-05-31T00:49:17","guid":{"rendered":"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/?p=753"},"modified":"2022-05-31T00:49:17","modified_gmt":"2022-05-31T00:49:17","slug":"archives-lettre-mai-n2-1er-mai-2022-in-bed-with-wittgenstein","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/2022\/05\/31\/archives-lettre-mai-n2-1er-mai-2022-in-bed-with-wittgenstein\/","title":{"rendered":"[Archives Lettre] MAI (n\u00b02 \u2013 1er mai 2022) In bed with Wittgenstein"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">Lorsque vous dites d&rsquo;une personne qu&rsquo;elle a de l&rsquo;humour :<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800080;\">voulez-vous dire par l\u00e0 qu&rsquo;elle vous am\u00e8ne \u00e0 rire<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800080;\">ou que vous r\u00e9ussissez \u00e0 l&rsquo;amenez \u00e0 rire ?<\/span><\/strong><br \/>\n<em>Extrait du <\/em>Questionnaires,<em> de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Max_Frisch#Publications\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Max Frisch<\/a>,<br \/>\nlui-m\u00eame extrait de son journal 1966-71<br \/>\n(1972. Gallimard 1976 pour la traduction.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/shop.ichetkar.fr\/cosaques\/333-178-max-frisch-questionnaires.html#\/11-couleur-noir\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2015 \u00e9ditions Cent pages<\/a>).<\/em><\/p>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">In bed with Wittgenstein<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;\u00e9tait par une nuit d&rsquo;avril, je me suis r\u00e9veill\u00e9 en criant et en sueur.<\/span><\/strong> Je venais de r\u00eaver que je m&rsquo;\u00e9tais tromp\u00e9 d&rsquo;intitul\u00e9 pour <span style=\"color: #800080;\"><strong>VIS COMICA\u00a0<\/strong><\/span>(on appelle \u00e7a une <em>baseline<\/em> chez certains snobs de la pub, du graphisme, de la com&rsquo;). Eh non, je n&rsquo;avais pas r\u00eav\u00e9 : je n&rsquo;avais cess\u00e9 d&rsquo;intituler cette lettre : <em>\u00ab\u00a0VIS COMICA, la lettre du comique \u00e9crit\u00a0\u00bb.<\/em> Or, c&rsquo;\u00e9tait une erreur fondamentale, car il y a une diff\u00e9rence, figurez-vous, entre comique et humour. Les yeux grands ouverts sur la m\u00e9taphysique blafarde et abyssale du plafond, j&rsquo;\u00e9tais soudain submerg\u00e9 par la honte. Qu&rsquo;avaient d\u00fb penser mes lectrices et mes lecteurs ? Affol\u00e9, j&rsquo;ai bondi du lit, r\u00e9ussissant \u00e0 \u00eatre \u00e0 la fois t\u00e9tanis\u00e9 et \u00e9lectris\u00e9, et me suis ru\u00e9, \u00e9chevel\u00e9, sur des ouvrages et articles de r\u00e9f\u00e9rence : il me fallait de toute urgence corriger cette b\u00e9vue fangeuse et ridicule (en fait, je mets en sc\u00e8ne, je dramatise, l\u00e0, car tout de m\u00eame mon \u00e9dito s&rsquo;annonce chiant et il faut que je sois lu. En v\u00e9rit\u00e9, le matin, vasouillard, j&rsquo;ai surf\u00e9 mollement sur le web sans prendre la peine d&rsquo;aller en tra\u00eenant la savate consulter mes bouquins l\u00e0-dessus). J&rsquo;ai d\u00e9couvert\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-vie-sociale-2010-2-page-13.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt; cet article synth\u00e9tique universitaire<\/a>\u00a0qui m&rsquo;a confirm\u00e9 que mon projet de parler d&rsquo;\u00e9crits bourr\u00e9s d&rsquo;ironie, de m<\/span>oquerie, de raillerie, de mots d\u2019esprit, de satire, de caricature, de blagues, de d\u00e9rision, d&rsquo;auto-d\u00e9rision, de pastiches, de burlesque, d&rsquo;absurdit\u00e9s, de non sense, de comique de r\u00e9p\u00e9tition, de comique de situation, d&rsquo;humour noir, de grotesque, de grand-guignol, de quiproquos, de calembours, d&rsquo;humour paradoxal&#8230; ne pouvait r\u00e9pondre pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;\u00e9tiquette de <em>comique<\/em>, mais peut-\u00eatre plut\u00f4t \u00e0 celle\u00a0<em>d&rsquo;humour <\/em>pour des raisons de causalit\u00e9s existentielles et sociales. N&rsquo;\u00e9coutant que mon courage et ma d\u00e9termination, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de modifier en un hugolien\u00a0<em>\u00ab\u00a0geste auguste du semeur\u00a0\u00bb<\/em>, le slogan de cette lettre (qui s&rsquo;appelle, certes,\u00a0<span style=\"color: #800080;\"><strong>VIS COMICA<\/strong><\/span>, ce qui renvoie plus particuli\u00e8rement et \u00e0 l&rsquo;origine au th\u00e9\u00e2tre, au visuel : grimaces, comique de gestes, de caract\u00e8res, farce&#8230; mais j&rsquo;aime ce titre et en suis attach\u00e9 : voir trop long \u00e9dito du num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent).<br \/>\nJ&rsquo;ai cherch\u00e9 longtemps, jusqu&rsquo;\u00e0 <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;aube, \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 blanchit la campagne\u00a0\u00bb<\/em> et je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 mieux (et m\u00eame si vous vous en fichiez en v\u00e9rit\u00e9) que d\u00e9sormais : <span style=\"color: #800080;\"><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>VIS COMICA, la lettre de la litt\u00e9rature et des \u00e9crits humoristiques\u00a0\u00bb.<\/strong><\/span><br \/>\nEt \u00e7a allait mieux. \u00ab\u00a0<em>Ce que l&rsquo;on con\u00e7oit bien s&rsquo;\u00e9nonce clairement\u00a0\u00bb<\/em>, m&rsquo;a murmur\u00e9 Boileau qui n&rsquo;avait donc sans doute jamais eu la t\u00eate dans le p\u00e2t\u00e9.<br \/>\n\u00c0 l&rsquo;occasion, j&rsquo;ai appris que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwig_Wittgenstein\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Wittgenstein<\/a>\u00a0dans <em>Remarques m\u00eal\u00e9es<\/em> (Paris, Flammarion, 2002)\u00a0a \u00e9crit que <em>\u00ab\u00a0l\u2019humour est une <\/em>\u00ab\u00a0Weltanschauung\u00a0\u00bb<em>, une mani\u00e8re de voir le monde\u00a0\u00bb<\/em> et constatant que cela me convenait tr\u00e8s bien comme d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale (en pr\u00e9cisant toutefois, mon cher Ludwig \u2014 si je puis me permettre, \u00e0 mon sens et sans vouloir d\u00e9ranger \u2014 que l&rsquo;humour est pour moi plus pr\u00e9cis\u00e9ment\u00a0<em>\u00ab\u00a0une mani\u00e8re de voir le monde avec humour\u00a0\u00bb<\/em>), je suis all\u00e9 me recoucher avec lui.<br \/>\n<strong>Bonne lecture.<\/strong><br \/>\n<strong>Francis<br \/>\n<\/strong><br \/>\n<span style=\"color: #800080;\"><strong>PS :<\/strong> <\/span>si vous parvenez \u00e0 prononcer plusieurs fois de suite \u00ab\u00a0la Weltanschauung de Wittgenstein\u00a0\u00bb sans postillonner, envoyez-moi la vid\u00e9o. La premi\u00e8re ou le premier qui le fera gagnera un bo\u00eete de kleenex d\u00e9dicac\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>Au sommaire :<\/strong> <\/span>deux romans nouveaux expliquant comment se d\u00e9patouiller dans ce monde de merde, des lettres misanthropes, une d\u00e9nonciation des m\u00e9faits de la soci\u00e9t\u00e9 p\u00e9ruvienne\u00a0<em>Ventilaciones Rodr\u00edguez SA,<\/em> un vieux truc ringard et le courrier des lecteurs mes ch\u00e9ris, mes amours.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>Vous \u00eates 12 768 664 \u00e0 recevoir cette lettre et je vous en remercie<\/strong><\/span>. (Vous pouvez vous en d\u00e9sabonner ais\u00e9ment en bas).\u00a0<strong><span style=\"color: #800080;\">Ils se sont apparemment d\u00e9sabonn\u00e9s au mois d&rsquo;avril :<\/span>\u00a0<\/strong>Michel Bouquet (13 avril), Valerio Evangelisti (18 avril), Jacques Perrin (21 avril), Arno (23 avril),\u00a0Klaus Schulze (26 avril), Bernard Pons (27 avril), Neal Adams (28 avril).\u00a0J&rsquo;esp\u00e8re que ce n&rsquo;est pas la teneur de cette lettre qui a motiv\u00e9 leur choix, et que nous aurons le plaisir de les revoir parmi nous. Chaque d\u00e9sabonnement m&rsquo;interpelle, car je fais en effet tout pour que cette lettre r\u00e9ponde \u00e0 vos attentes et suis dans une r\u00e9elle dynamique de progr\u00e8s et de recherche constante d&rsquo;am\u00e9liorations, blablabla. N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">me sugg\u00e9rer<\/a> des trucs, voire des machins.<\/p>\n<p><strong>Ah oui au fait : mon nouveau roman, auto-\u00e9dit\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;une souscription r\u00e9ussie il y a 7 ans (!) est <a href=\"http:\/\/tribu-macroqa.francismizio.net\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">disponible ici en papier et epub<\/a>. Mais vous \u00eates nombreuses et nombreux \u00e0 le savoir d\u00e9j\u00e0 ici.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (dr\u00f4le et) NOUVEAU<\/span><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-700\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/41NOc-nSdjL._SX195_.jpg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"393\" \/><span style=\"color: #800080;\"><strong>[PR\u00c9 REQUIS : aimer le roman contemporain US, la satire sociale, d\u00e9tester le monde l&rsquo;entreprise moderne,\u00a0saisir les allusions en pop culture am\u00e9ricaine, \u00eatre Noir et \u00eatre constamment \u00e0 se heurter aux Blancs, vouloir l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 pour les minorit\u00e9s, conna\u00eetre le sens du verbe <a href=\"https:\/\/fr.wiktionary.org\/wiki\/tchiper\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">tchiper<\/a>]<br \/>\n<\/strong><span style=\"color: #000000;\"><strong>C&rsquo;est un \u00ab\u00a0best seller du New York Times\u00a0\u00bb, qui vient de para\u00eetre mi-mars en France, <em>Buck et moi<\/em> de Mateo Askaripour<\/strong> est une com\u00e9die sociale acide, mais c&rsquo;est aussi un pamphlet et un faux manuel de pr\u00e9ceptes de motivation pour vendeurs. C&rsquo;est parfois tr\u00e8s dr\u00f4le, avant de monter en puissance vers une impressionnante gravit\u00e9 de propos et de situation boucl\u00e9e jusque dans les ultimes pages de remerciements o\u00f9 l&rsquo;on y d\u00e9couvre \u00a0la forte part autobiographique.<br \/>\n<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;histoire telle que port\u00e9e sur la 4e de couverture :\u00a0\u00a0<\/span><em><span style=\"color: #000000;\">Darren \u00ab Buck \u00bb Vender a 22 ans, il vit avec sa m\u00e8re \u00e0 Brooklyn. Major de promotion intelligent mais d\u00e9motiv\u00e9 il a choisi de travailler comme barista dans un Starbucks de Manhattan.<\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #800080;\">\u00a0<\/span><\/span><\/em><em style=\"color: #800080;\"><span style=\"color: #000000;\">Instinct ou hasard ? C\u2019est en convaincant un habitu\u00e9 de changer de boisson qu\u2019il va lui-m\u00eame changer le cours de sa vie. L\u2019homme d\u2019affaires est tellement impressionn\u00e9 par son charisme qu\u2019il lui propose de le rejoindre chez Sumwun, une startup au succ\u00e8s aussi fulgurant qu\u2019opaque. Apr\u00e8s un entretien surr\u00e9aliste, et une formation infernale qui ressemble fortement \u00e0 un bizutage, Darren (ou plut\u00f4t Buck, comme on l\u2019appelle d\u00e9sormais), est embauch\u00e9. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019il ne sait pas bien pourquoi.<br \/>\n<\/span><\/em>\u00c7a continue comme cela (mais l\u00e0 Buchet-Chastel en fait un peu trop quand m\u00eame) :<br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"><em>Plong\u00e9e hilarante et acide dans le monde de l\u2019entreprise du XXIe si\u00e8cle, Buck &amp; moi est une satire inoubliable qui rappelle aussi bien <\/em>BlackKKklansman<em>\u00a0de Spike Lee que <\/em>La Foire aux vanit\u00e9s <em>de Thackeray.<br \/>\n<\/em>Pour ma part, je le rapprocherais de ces com\u00e9dies sociales new yorkaises actuelles, brassant les questions de race, de diversit\u00e9, de d\u00e9merde dans ce monde de fou biberonn\u00e9 aux r\u00e9seaux sociaux et aux m\u00e9dias putassiers, tel qu&rsquo;on en voit sur Netflix. La plus proche \u00e0 mon sens est (l&rsquo;excellente, d&rsquo;ailleurs) s\u00e9rie <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Master_of_None\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Master of none<\/a>.\u00a0.<em><br \/>\n<\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\">J&rsquo;ai pr\u00e9venu dans les pr\u00e9-requis en d\u00e9but de cet article : cela ne va pas plaire forc\u00e9ment \u00e0 tout le monde. Il faut avoir une sensibilit\u00e9 pour la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine contemporaine tr\u00e8s ancr\u00e9e sur le pr\u00e9sent, et s&rsquo;int\u00e9resser aux questions du monde du travail d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le pendant dramatique de <em>Buck et moi<\/em>, seraient les premiers ouvrages de Jay McInerney (je parle l\u00e0 \u00e0 ceux assis au premier rang qui voient ce que je veux dire). D\u00e9marrant sur du burlesque qui monte peu \u00e0 peu en puissance, et travers\u00e9 par un humour corrosif port\u00e9 sur la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine en proie \u00ab\u00a0\u00e0 la question raciale\u00a0\u00bb et sur le monde de l&rsquo;entreprise, le r\u00e9cit zigzague entre plusieurs genres (pathos familial, com\u00e9die sociale, d\u00e9nonciation, polar&#8230;), et malgr\u00e9 des r\u00e9f\u00e9rences pop culture qui\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1rem;\">parfois n<\/span><span style=\"font-size: 1rem;\">ous \u00e9chappent tant elles sont abondantes, quelques rebondissements un peu limite, je ne l&rsquo;ai pas l\u00e2ch\u00e9. De fait, le projet est r\u00e9ussi et on d\u00e9couvre dans les remerciements (tr\u00e8s touchants, soit dit en passant) qu&rsquo;une adaptation cin\u00e9matographique doit \u00eatre en cours, ce qui n&rsquo;est pas \u00e9tonnant car la structure de l&rsquo;ensemble, de rendissements en d\u00e9tours, jusqu&rsquo;au climax (la grande sc\u00e8ne en public) et le coup de th\u00e9\u00e2tre dans les derni\u00e8res pages d\u00e9montrent que ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un OVNI foutoir, mais quelque chose de tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9. Enfin, il y a de nombreuses m\u00e9taphores jubilatoires&#8230;<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #000000;\">Tout du long, mais notamment dans sa derni\u00e8re partie entre les agissements, les r\u00e9flexions et la destin\u00e9e finale du h\u00e9ros, on saisit toute la complexit\u00e9 \u2014 euph\u00e9misme \u2014 des rapports raciaux actuels aux \u00c9tats-Unis, et on se dit que s&rsquo;il n&rsquo;est pas vrai que l&rsquo;on puisse employer avec assurance chez nous la fameuse expression \u00ab\u00a0Heureux comme un Noir en France\u00a0\u00bb, eh bien, \u00e7a va tout de m\u00eame mieux de ce c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;oc\u00e9an. Toutes choses finissant h\u00e9las par le traverser, plus que jamais il va nous falloir rester agripp\u00e9s \u00e0 nos principes.<br \/>\nDr\u00f4le, grave et \u00e9difiant.<br \/>\n<em>St\u00e9phane Roques (Traducteur) &#8211;\u00a0<\/em><\/span><em>EAN : 9782283035696 416 pages &#8211; BUCHET-CHASTEL. 22,90\u20ac<\/em><\/p>\n<p>Les premi\u00e8res pages du chapitre 2, l\u00e0 o\u00f9 tout bascule :<\/p>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-753 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK1.jpeg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK1-150x150.jpeg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK2.jpeg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK2-150x150.jpeg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK3.jpeg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BUCK3-150x150.jpeg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (dr\u00f4le et) (RE) NOUVEAU<\/span><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-619 alignleft\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig.jpeg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"435\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig.jpeg 269w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig-186x300.jpeg 186w\" sizes=\"auto, (max-width: 269px) 100vw, 269px\" \/><\/em><span style=\"color: #800080;\"><strong>[PR\u00c9 REQUIS : aimer roman contemporain, l&rsquo;humour noir et la satire sociale]<\/strong><\/span><em><span style=\"color: #800080;\"><strong><br \/>\n<\/strong><\/span><strong>Feel Good<\/strong><\/em><strong>, est une r\u00e9\u00e9dition intervenue ce d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e d&rsquo;un roman paru en 2019 au Diable Vauvert. <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Thomas_Gunzig\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Thomas Gunzig<\/a><\/strong>, romancier, nouvelliste, auteur de th\u00e9\u00e2tre, sc\u00e9nariste, belge (le Belge \u00e9tant redoutable et comp\u00e9titif en mati\u00e8re d&rsquo;humour) adul\u00e9 et multi-r\u00e9compens\u00e9 fait depuis ses d\u00e9buts dans l&rsquo;humour (ou le comique, comme on voudra, voir l&rsquo;\u00e9dito de cette lettre). Gunzig, je l&rsquo;avais lu avec ennui \u00e0 ses d\u00e9buts dans dunes recueil de nouvelles au Castor Astral <em>(\u00c0 par moi, personne n&rsquo;est mort<\/em> en 1993) et un autre plus tard, faisant preuve d&rsquo;effort et de bienveillance (Au Diable Vauvert, d\u00e9j\u00e0, en 2003 :\u00a0<em>Le Plus Petit Zoo du monde)<\/em>. Et je l&rsquo;avais trouv\u00e9 toujours autant sans int\u00e9r\u00eat \u00e0 10 ans de distance. L&rsquo;enthousiasme, quoique encore restreint qu&rsquo;il suscitait et les prix qui lui pleuvaient dessus comme du sel sur un cornet de frites me plongeaient en ab\u00eemes de perplexit\u00e9. Je me souviens tr\u00e8s clairement m&rsquo;\u00eatre dit, j&rsquo;\u00e9tais debout dans la cuisine et la vitre micro-onde me revoyait mon visage blafard et agac\u00e9 de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zo\u00efle\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">zo\u00efle<\/a> :<em> \u00ab\u00a0encore un auteur surc\u00f4t\u00e9 qui ne tiendra pas et qui doit son bouche-\u00e0-oreille a un bon r\u00e9seau de potes\u00a0\u00bb<\/em>. Force est de reconna\u00eetre que je suis tr\u00e8s mauvais en prospective (il vaudrait mieux que je ne sois jamais \u00e9diteur ou tienne une newsletter, ce genre) puisque 30 ans plus tard Gunzing, ex-dyslexique et ex-libraire nous dit-on sur Wikip\u00e9dia comme si c&rsquo;\u00e9tait une garantie de patine encaustiqu\u00e9e, est une star de la litt\u00e9rature belge d\u00e9cal\u00e9e.<br \/>\nSurpris de le voir encore sur les rayons (j&rsquo;avais r\u00e9gl\u00e9 son cas pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, et je pensais m\u00eame qu&rsquo;il n&rsquo;existait plus, peut-\u00eatre mort. Il y a des gens comme cela, ou comme Mireille Mathieu) et attir\u00e9 par le titre de <em>Feel Good<\/em> en pleine vague persistante des livres <em>feel good<\/em>\u00a0d\u00e9goulinants de bonheur et apporteurs de d\u00e9veloppement personnel, je me suis pench\u00e9 avec magnanimit\u00e9 sur la chose. Et je dois dire que j&rsquo;ai ador\u00e9.<br \/>\nIl s&rsquo;agit d&rsquo;un roman d&rsquo;une simplicit\u00e9 exemplaire (une vendeuse de chaussures qui se d\u00e9bat dans les emmerdes ; un \u00e9crivain qui rate tout tant ses livres que sa vie : ils vont se rencontrer sur un projet improbable de kidnapping, puis d&rsquo;\u00e9criture d&rsquo;un roman feel good dans l&rsquo;espoir d&rsquo;en faire un jackpot financier. Il y a bien quelques incoh\u00e9rences (on dira en litote : <em>des postulats \u00e0 faire accepte<\/em>r) dans ce roman de deux <em>losers<\/em>\u00a0path\u00e9tiques comme diraient les <em>winners<\/em>, mais \u00e7a tient furieusement la route ; pourquoi parce qu&rsquo;en fait ce n&rsquo;est ni dr\u00f4le, ni hilarant, loin s&rsquo;en faut, mais c&rsquo;est <em>caustique<\/em>, servi par un ton froid, d\u00e9tach\u00e9, clinique, et surtout ac\u00e9r\u00e9 sur bien des points de la nature humaine et des mille violences de l&rsquo;\u00e9poque, laquelle est d\u00e9nonc\u00e9e avec une lucidit\u00e9 d\u00e9senchant\u00e9e et mollement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e (entre autres exemples, les espoirs naifs, puis d\u00e9\u00e7us de l&rsquo;\u00e9crivain de seconde zone et les baffes qu&rsquo;il se prend dans le monde de l&rsquo;\u00e9dition, sont d&rsquo;une extr\u00eame pr\u00e9cision et d&rsquo;une acuit\u00e9 remarquable \u2014 je peux en t\u00e9moigner et peux m\u00eame m&rsquo;identifier. Ces pages sont presque un \u00ab\u00a0manuel pour devenir un \u00e9crivain rat\u00e9\u00a0\u00bb). Outre un talent manifeste \u00e0 m\u00ealer r\u00e9f\u00e9rences de la pop culture la plus vaine aux allusions culturelles pointues, il est int\u00e9ressant par sa forme d&rsquo;humour : peu de faits, peu d&rsquo;al\u00e9as endur\u00e9s par les personnages sont vraiment dr\u00f4les, mais ce qu&rsquo;on per\u00e7oit en permanence est l&rsquo;\u0153il ironique, sarcastique et cruel de Gunzig derri\u00e8re l&rsquo;ensemble, et ce, tout du long. C&rsquo;est de l&rsquo;humour noir distanc\u00e9. Ce genre n&rsquo;a pas forc\u00e9ment besoin d&rsquo;effets : il faut simplement gratter o\u00f9 \u00e7a fait mal \u2014 en souriant doucereusement.<br \/>\nEt puis, tout de m\u00eame, au passage, outre une mise en ab\u00eeme (le roman est feel good)&#8230; c&rsquo;est une critique en creux assassine et fut\u00e9e des romans <em>feel good.<\/em> Et \u00e7a, c&rsquo;est du bonheur.<br \/>\n<em>384 p. Le Livre de poche. EAN :\u00a0<span style=\"font-size: 1rem;\">9782253103752 <span style=\"color: #800080;\"><strong>\u2022<\/strong><\/span><br \/>\n<\/span><\/em>Voici <a href=\"https:\/\/www.livredepoche.com\/livre\/feel-good-9782253103752\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la pub qu&rsquo;en fait Le Livre de poche soi-m\u00eame<\/a>\u00a0:\u00a0<em>Alice, vendeuse dans un magasin de chaussures, a toujours \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la pr\u00e9carit\u00e9 sociale. Elle n\u2019en peut plus de devoir compter chaque centime d\u00e9pens\u00e9 et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable \u00e0 son fils. L\u2019id\u00e9e folle germe alors en elle d\u2019enlever un enfant de riches dans une cr\u00e8che de riches pour exiger une ran\u00e7on. Malheureusement, tout ne se d\u00e9roule pas comme pr\u00e9vu.<\/em><br \/>\n<em>Tom, \u00e9crivain moyen, croise la route d\u2019Alice et son histoire de kidnapping lui donne une id\u00e9e : il lui propose d\u2019en tirer un roman et de partager les b\u00e9n\u00e9fices. Alice, peu convaincue, lui fait une contre-proposition : \u00e9crire un feel good selon les recettes qui plaisent aujourd\u2019hui, un best-seller susceptible de se vendre \u00e0 des centaines de milliers d\u2019exemplaires qui les sortirait d\u00e9finitivement de la mis\u00e8re\u2026<\/em><br \/>\n<em>Roman en abyme o\u00f9 humour noir et fatalisme c\u00f4toient rage de vivre et espoir sans faille, Feel Goodalterne passages hilarants et description lucide de notre temps.<\/em><br \/>\n<em>L\u2019\u00e9pop\u00e9e de deux perdants tr\u00e8s attachants, au rythme d\u2019une fine satire sociale. France Inter.<\/em><br \/>\n<em>C\u2019est parti pour un roman dans le roman, voire deux romans dans le roman. Malgr\u00e9 les\u00a0larmes du d\u00e9sespoir, l\u2019humour est constamment en embuscade. L\u2019Express.<br \/>\n<\/em>Et voici, comme si vous \u00e9tiez \u00e0 la librairie en train de lire (pour savoir si vous allez investir dans du Gunzig, ou pas du tout), les premi\u00e8res pages (\u00ab\u00a0escape\u00a0\u00bb ou clic sur la croix pour sortir de la galerie) :<\/p>\n<div id='gallery-2' class='gallery galleryid-753 gallery-columns-3 gallery-size-medium'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig1.jpeg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"174\" height=\"300\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig1-174x300.jpeg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig1-174x300.jpeg 174w, 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loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"243\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5-300x243.jpeg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5-300x243.jpeg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5-1024x829.jpeg 1024w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5-768x622.jpeg 768w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5-1536x1244.jpeg 1536w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig5.jpeg 1695w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6.jpeg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"243\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6-300x243.jpeg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6-300x243.jpeg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6-1024x829.jpeg 1024w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6-768x622.jpeg 768w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6-1536x1244.jpeg 1536w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Gunzig6.jpeg 1695w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (UN PEU) dr\u00f4le<\/span><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-462\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Lettres-d-engueulade-e1648061198732.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"144\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Lettres-d-engueulade-e1648061198732.jpg 362w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Lettres-d-engueulade-e1648061198732-209x300.jpg 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 100px) 100vw, 100px\" \/><strong><span style=\"color: #800080;\">[PR\u00c9 REQUIS : d\u00e9tester les gens, aimer l&rsquo;\u00e9criture chantourn\u00e9e et se moquer du physique des autres]<br \/>\n<\/span><\/strong><strong>Comme promis parce que j&rsquo;en j&rsquo;ai parl\u00e9 le mois dernier, lu <em>Les lettres d&rsquo;engueulade &#8211; un guide litt\u00e9rair<\/em>e de Jean-Luc Coudray.<\/strong> J&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ses <em>Lettres de burn-out<\/em> (voir VIS COMICA n\u00b01). Ici il y a quelques perles, mais le proc\u00e9d\u00e9 et la structure des missives sont souvent les m\u00eames, pouvant lasser (ou alors il faut s&rsquo;en faire une de temps en temps. Il y en a 80, ce qui est tout de m\u00eame une performance \u00e0 saluer), avec un style parfois trop empes\u00e9. \u00c0 offrir \u00e0 quelqu&rsquo;un qui aime s&rsquo;engueuler, ce sera toujours une source de mod\u00e8les en mati\u00e8re de mauvaise foi. Je vous en mets une toutefois ci-dessous, qui ne fera pas de mal (\u00ab\u00a0escape\u00a0\u00bb ou clic sur la croix pour sortir de la galerie).\u00a0<em>L&rsquo;arbre Vengeur. \u00ab Les Insens\u00e9s \u00bb n\u00ba41\u00a0192 pages \u2013 16 euros &#8211;\u00a0ISBN : 978-2-37498-182-6.<\/em><\/p>\n<div id='gallery-3' class='gallery galleryid-753 gallery-columns-3 gallery-size-large'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/numeriser\/'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"825\" height=\"607\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Numeriser-1024x754.jpeg\" class=\"attachment-large size-large\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Numeriser-1024x754.jpeg 1024w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Numeriser-300x221.jpeg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Numeriser-768x565.jpeg 768w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Numeriser.jpeg 1509w\" sizes=\"auto, (max-width: 825px) 100vw, 825px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<hr \/>\n<h1><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (dr\u00f4le et) EN LIGNE<\/span><\/strong><\/h1>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-577 size-full\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/vargasllosa.jpg\" alt=\"\" width=\"830\" height=\"579\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/vargasllosa.jpg 830w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/vargasllosa-300x209.jpg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/vargasllosa-768x536.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 830px) 100vw, 830px\" \/><em><span style=\"color: #000000;\">Mario Vargas Llosa, prix Nobel de litt\u00e9rature 2010, est sorti de l&rsquo;h\u00f4pital le 25 avril dernier apr\u00e8s avoir vaincu la covid. L&rsquo;autre grande nouvelle est qu&rsquo;il est dans VIS COMICA.<\/span><\/em><\/p>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">D<\/span><strong><span style=\"color: #800080;\">e l\u2019art de raconter des histoires<\/span><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>[PR\u00c9 REQUIS : avoir une dent contre les artisans ; aimer l&rsquo;ironie et l&rsquo;auto-d\u00e9rision]<em><br \/>\n<\/em><\/strong><\/span><strong><em>Le laur\u00e9at 2010 du Nobel de litt\u00e9rature, Mario Vargas Llosa, a tenu une chronique r\u00e9guli\u00e8re dans plusieurs journaux de langue espagnole. En 2010, ann\u00e9e de son Nobel, il la consacrait au bobard tel qu\u2019il est pratiqu\u00e9 dans son pays natal, le P\u00e9rou. Je vous ai retrouv\u00e9 cela dans <\/em><\/strong><strong><em><a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/2010\/10\/14\/de-l-art-de-raconter-des-histoires\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les archives de Courrier International<\/a>. Cela ressemble \u00e0 <\/em>Vous plaisantez, monsieur Tanner<em><i>, de Jean-Paul Dubois. Mais en tellement mieux&#8230;\u00a0<\/i><\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce matin, \u00e0 l\u2019heure du d\u00e9jeuner, j\u2019ai \u00e9cout\u00e9 ma fille Morgana raconter les histoires que la soci\u00e9t\u00e9<em> Cable M\u00e1gico<\/em> leur raconte, \u00e0 elle et \u00e0 son mari, Stefan, pour justifier le temps qu\u2019elle met \u00e0 leur installer la t\u00e9l\u00e9vision par c\u00e2ble. On leur jure que quelqu\u2019un viendra l\u2019apr\u00e8s-midi, le lendemain, le lendemain apr\u00e8s-midi, et personne ne vient jamais. Lass\u00e9s de ces boniments, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de faire appel au concurrent, <em>Direct TV<\/em>, en esp\u00e9rant qu\u2019il soit plus ponctuel.<br \/>\nCe qui est arriv\u00e9 \u00e0 Stefan et Morgana m\u2019a rappel\u00e9 la merveilleuse histoire de <em>Ventilaciones Rodr\u00edguez SA<\/em>, que j\u2019ai v\u00e9cue et endur\u00e9e pendant pr\u00e8s de douze mois, ici \u00e0 Lima, il y a pas moins de trente ans. Nous avions achet\u00e9 une maison sur le front de mer de Barranco, et un ami architecte, Cartucho Mir\u00f3 Quesada, avait dessin\u00e9 sur tout l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur le bureau de mes r\u00eaves : des \u00e9tag\u00e8res pour les livres, un immense bureau en bois massif, une escouade de fauteuils pour bavarder avec les amis et une chemin\u00e9e pr\u00e8s de laquelle se trouveraient un si\u00e8ge confortable et une bonne lampe de lecture.<br \/>\nLes circonstances ont fait que l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus m\u00e9morable de cette pi\u00e8ce est devenu, avec le temps et pour des raisons impr\u00e9vues, la chemin\u00e9e. Elle \u00e9tait en m\u00e9tal, a\u00e9rienne et cylindrique, et Cartucho l\u2019avait dessin\u00e9e lui-m\u00eame, comme une sculpture. Qui allait la fabriquer ? Quelqu\u2019un, peut-\u00eatre Cartucho lui-m\u00eame, me recommanda de faire appel \u00e0 cette entreprise indescriptible au nom climatis\u00e9 : <em>Ventilaciones Rodr\u00edguez SA<\/em>. Je me rappelle parfaitement cet apr\u00e8s-midi-l\u00e0, \u00e0 l\u2019heure du cr\u00e9puscule, o\u00f9 le propri\u00e9taire et g\u00e9rant, M. Rodr\u00edguez, se pr\u00e9senta dans mon bureau encore inexistant pour signer le contrat. Il \u00e9tait jeune \u00e9nergique, bavard et furieusement sympathique. Il \u00e9couta les explications de l\u2019architecte, examina les plans d\u2019un \u0153il exp\u00e9riment\u00e9, commenta deux ou trois d\u00e9tails avec l\u2019assurance d\u2019un expert et d\u00e9cr\u00e9ta : <em>\u201cLa chemin\u00e9e sera pr\u00eate dans deux semaines.\u201d<\/em><br \/>\nNous lui expliqu\u00e2mes que ce n\u2019\u00e9tait pas press\u00e9 \u00e0 ce point. Le bureau ne serait achev\u00e9 que dans un mois et demi. <em>\u201c\u00c7a, c\u2019est votre probl\u00e8me<\/em>, d\u00e9clara-t-il avec un aplomb confondant.<em> Elle sera pr\u00eate dans quinze jours. Vous pourrez venir la chercher quand vous voudrez.\u201d<\/em><br \/>\n<strong>Th\u00e9\u00e2tre quotidien<\/strong><br \/>\nIl disparut en un \u00e9clair et je ne l\u2019ai plus jamais revu. Mais je jure que son nom et son fant\u00f4me m\u2019ont hant\u00e9 pendant les mois qui ont suivi cette unique rencontre. Le bureau finissait d\u2019\u00eatre am\u00e9nag\u00e9 et se remplissait de livres, de papiers, de disques, de machines \u00e0 \u00e9crire, de tableaux, de meubles, de tapis, et il y avait toujours ce trou dans le plafond, laissant appara\u00eetre le ciel gris\u00e2tre de Lima, attendant la chemin\u00e9e qui n\u2019arrivait jamais.<br \/>\nMes contacts avec V<em>entilaciones Rodr\u00edguez SA<\/em> furent intenses, mais uniquement t\u00e9l\u00e9phoniques. Je finis m\u00eame par d\u00e9velopper une passion maladive pour la secr\u00e9taire de M. Rodr\u00edguez, dont je ne vis jamais le visage et ne sus jamais le nom. Mais je me rappelle sa voix, ses flatteries, ses pauses, ses inflexions, son th\u00e9\u00e2tre quotidien, comme si je l\u2019avais appel\u00e9e il y a une demi-heure. Parler avec elle tous les matins, les cinq jours ouvr\u00e9s de la semaine, devint un rite immuable de ma journ\u00e9e.<br \/>\n<em>\u201cAlors, mademoiselle, qu\u2019est-ce que vous allez encore me raconter aujourd\u2019hui ?\u201d<\/em> attaquais-je. Elle ne se f\u00e2chait jamais. Elle inspirait la m\u00eame sympathie irr\u00e9sistible que son patron. Gaie et aimable, elle prenait des nouvelles de ma sant\u00e9 et de ma famille, avant de me d\u00e9moraliser avec le pr\u00e9texte du jour. J\u2019avoue que j\u2019attendais cet instant avec une v\u00e9ritable fascination. Elle n\u2019utilisait jamais deux fois la m\u00eame excuse, elle avait un r\u00e9pertoire infini d\u2019explications pour justifier l\u2019injustifiable : les semaines, les mois, les trimestres passaient et la maudite chemin\u00e9e n\u2019arrivait jamais.<br \/>\nIl survenait des choses banales \u2013 le monsieur de la fonderie \u00e9tait clou\u00e9 au lit avec une grippe et de la fi\u00e8vre \u2013 ou de vraies catastrophes, comme des incendies ou des d\u00e9c\u00e8s. Tout \u00e9tait bon. Un jour que j\u2019avais perdu patience et que je vocif\u00e9rais dans le combin\u00e9, la secr\u00e9taire, jamais \u00e0 court d\u2019id\u00e9es, me d\u00e9sarma en disant :<br \/>\n\u201cOh ! l\u00e0, l\u00e0 ! Monsieur Vargas Llosa, vous rousp\u00e9tez contre moi, vous vous empoisonnez la vie. Et moi, pendant ce temps, ici, je vois le ciel, je vous dis.<br \/>\n\u2014 Comment \u00e7a, vous voyez le ciel ? Qu\u2019est-ce que vous voulez dire ?<br \/>\n\u2014 Eh bien, nous avons le plafond qui s\u2019est effondr\u00e9, je vous jure. \u00c7a s\u2019est pass\u00e9 la nuit derni\u00e8re, quand il n\u2019y avait personne dans les bureaux. Mais ce n\u2019est pas cet accident qui me chagrine le plus, c\u2019est de vous avoir fait mauvaise impression. Demain, nous vous livrons votre chemin\u00e9e sans faute, vous avez ma parole.\u201d<br \/>\nUn jour, elle eut l\u2019extraordinaire sang-froid de me dire : <em>\u201cOh ! l\u00e0, l\u00e0 ! Monsieur Vargas Llosa, vous vous faites du mauvais sang alors que je vois votre belle chemin\u00e9e toute neuve qui part dans le camion qui va vous la livrer chez vous.\u201d<\/em><br \/>\nElle mentait si merveilleusement bien, avec tant d\u2019aplomb et de douceur, qu\u2019il \u00e9tait impossible de ne pas la croire. Le lendemain, quand je l\u2019appelai pour lui dire qu\u2019il \u00e9tait impossible que le camion qui me livrait la chemin\u00e9e mette plus de vingt-quatre heures \u00e0 parcourir les 10 kilom\u00e8tres qui s\u00e9parent l\u2019avenue Colonial de Lima de Barranco, elle se surpassa, m\u2019assurant sur-le-champ d\u2019un ton afflig\u00e9, presque larmoyant : <em>\u201cVous ne pouvez pas vous imaginer le malheur terrible qui est arriv\u00e9 : le camion qui transportait votre chemin\u00e9e a eu un accident et maintenant le chauffeur est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital avec une commotion c\u00e9r\u00e9brale. Heureusement, votre chemin\u00e9e n\u2019a pas une seule \u00e9gratignure.\u201d<\/em><br \/>\nCela dura plus d\u2019un an. Quand la chemin\u00e9e arriva enfin \u00e0 la maison de Barranco, nous nous \u00e9tions presque habitu\u00e9s au trou dans le plafond par lequel, un jour, un pigeon distrait s\u2019\u00e9tait fourvoy\u00e9 avant d\u2019atterrir sur mon bureau. Le plus dr\u00f4le \u2013 le plus tragique \u2013 dans cette histoire, c\u2019est que nous ne p\u00fbmes utiliser qu\u2019une seule fois la maudite chemin\u00e9e. Avec des r\u00e9sultats d\u00e9sastreux : la pi\u00e8ce s\u2019\u00e9tait remplie de fum\u00e9e, tout \u00e9tait noir de suie et j\u2019eus un d\u00e9but d\u2019asphyxie. Nous ne renouvel\u00e2mes jamais plus l\u2019exp\u00e9rience.<br \/>\n<strong>Les mots et les choses<\/strong><br \/>\nCette secr\u00e9taire mythique de <em>Ventilaciones Rodr\u00edguez SA<\/em> \u00e9tait une magnifique adepte d\u2019une pratique si r\u00e9pandue au P\u00e9rou qu\u2019elle est rien de moins qu\u2019un sport national : l\u2019art de <em>mecer<\/em> [bercer]. <em>Mecer<\/em> est un p\u00e9ruvianisme qui signifie tromper et laisser longtemps quelqu\u2019un dans le flou, de mani\u00e8re non pas crue ou grossi\u00e8re, mais aimable et m\u00eame affectueuse, en l\u2019endormant, en le plongeant dans une vague confusion, en lui dorant la pilule, en lui racontant des bobards, en l\u2019\u00e9tourdissant tant et si bien qu\u2019il en arrive \u00e0 croire que c\u2019est oui quand c\u2019est non et qu\u2019il finit, de guerre lasse, par abandonner et renoncer \u00e0 ce qu\u2019il r\u00e9clamait ou souhaitait obtenir. Si elle a \u00e9t\u00e9 \u201cberc\u00e9e\u201d avec talent, la victime, m\u00eame si elle se rend compte \u00e0 un moment donn\u00e9 qu\u2019on l\u2019a roul\u00e9e, ne se f\u00e2che pas, finit par se r\u00e9signer \u00e0 sa d\u00e9faite et peut m\u00eame \u00eatre contente, reconnaissant et admirant le bon travail que l\u2019on a fait avec elle. \u201cBercer\u201d est une t\u00e2che difficile, qui exige un talent histrionique, un discours persuasif, de l\u2019esprit, du culot, de la sympathie et juste un brin de cynisme.<br \/>\nLa pratique du \u201cmeceo\u201d cache bien s\u00fbr un manque de s\u00e9rieux et une \u00e9chelle de valeurs d\u00e9traqu\u00e9e \u2013 mais aussi une philosophie frivole, qui consid\u00e8re la vie comme une repr\u00e9sentation dans laquelle v\u00e9rit\u00e9 et mensonge sont des concepts relatifs et interchangeables, en fonction non pas du rapport entre ce que l\u2019on dit et ce que l\u2019on fait, entre les mots et les choses, mais du pouvoir de persuasion de celui qui \u201cberce\u201d sur celui qui est \u201cberc\u00e9\u201d. En derni\u00e8re instance, pour les adeptes de cette morale et de cette fa\u00e7on d\u2019agir, la vie est du pur th\u00e9\u00e2tre. La cons\u00e9quence de cette fa\u00e7on de vivre en \u201cber\u00e7ant\u201d ou en \u00e9tant \u201cberc\u00e9\u201d, c\u2019est que tout prend du retard, que rien ne fonctionne et que r\u00e8gnent partout la frustration et la confusion. Mais c\u2019est l\u00e0 une vision mesquine et terre \u00e0 terre de l\u2019art de <em>mecer<\/em>. La vision g\u00e9n\u00e9reuse et artistique, c\u2019est que, gr\u00e2ce au <em>meceo<\/em>, la vie est pur divertissement, tromperie, farce, jeu.<br \/>\nSi les P\u00e9ruviens mettaient autant d\u2019inventivit\u00e9 et de dext\u00e9rit\u00e9 \u00e0 bien faire les choses et \u00e0 tenir leurs engagements qu\u2019ils en mettent \u00e0 \u201cse bercer\u201d les uns les autres, le P\u00e9rou serait le pays plus d\u00e9velopp\u00e9 du monde. Mais quel ennui !\u00a0<span style=\"color: #800080;\"><strong>Mario Vargas Llosa \u2022<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (si RINGARD que s&rsquo;en est) dr\u00f4le<\/span><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dans cette rubrique, qui appara\u00eetra de temps \u00e0 autre, VIS COMICA va vous ressortir des vieilleries humoristiques \u00e0 leur \u00e9poque, ou des textes s\u00e9rieux devenus involontairement dr\u00f4les avec le temps.<\/strong> Pour commencer doucement, un ouvrage bien ringard : <strong><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Almanach_Vermot\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;Almanach Vermot<\/a>,<\/strong> institution franchouillarde qui remonte \u00e0 1886. Et donc, <span style=\"color: #800080;\">d<strong>e quoi riait-on il y a 111 ans ?<\/strong><\/span> Un exemple avec cette page du <strong><span style=\"color: #800080;\">25 mai 1911<\/span><\/strong> (avec dessins de presse qui devaient \u00eatre dr\u00f4les \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, mais o\u00f9 on voit que l&rsquo;ouvrier est alcoolique et le bourgeois tr\u00e8s social) qui nous raconte une anecdote, vraie ou non, \u00e0 propos de l&rsquo;\u00e9crivain Mark Twain (dont on parlera un de ces quatre, forc\u00e9ment).<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<div id='gallery-4' class='gallery galleryid-753 gallery-columns-3 gallery-size-medium'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/twain1\/'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"202\" height=\"300\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1-202x300.jpeg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1-202x300.jpeg 202w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1-690x1024.jpeg 690w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1-768x1141.jpeg 768w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1-1034x1536.jpeg 1034w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain1.jpeg 1338w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/twain2\/'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"165\" src=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain2-300x165.jpeg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain2-300x165.jpeg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain2-768x423.jpeg 768w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Twain2.jpeg 846w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>(Dans le texte, Mrs Twain l&rsquo;appelle \u00ab\u00a0Sam\u00a0\u00bb : le v\u00e9ritable nom de Mark Twain \u00e9tait\u00a0Samuel Langhorne Clemens. Gageons que les lecteurs de l&rsquo;Almanach Vermot, du fond de leur campagne en 1911, avaient rectifi\u00e9.\u00a0<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<h1><strong><span style=\"color: #800080;\">LE (dr\u00f4le DE) COURRIER DES LECTEURS<\/span><\/strong><\/h1>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-660\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Keatoncourrier.gif\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"366\" \/><\/p>\n<p><b><span style=\"color: #800080;\">\u2022 ROGER ROQUES, <\/span><\/b><strong><span style=\"color: #800080;\">de <\/span><a href=\"https:\/\/ilab.org\/fr\/affiliate\/librairie-champavert\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la librairie CHAMPAVERT \u00e0 Toulouse<\/a><\/strong><br \/>\n<em>Excellente id\u00e9e de donner \u00e0 lire du Benchley. <\/em>Le supplice des week-end<em> m\u2019avait fait hurler de rire en son temps.\u00a0\u00c0 l\u2019occasion au c\u00f4t\u00e9 de Buster Keaton, quelques images, dialogues avec MaeWest ou \u00e9crits de W.-C. Fields seraient des mieux venues.<br \/>\n<\/em><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;est not\u00e9, Roger ! Merci ! (J&rsquo;ai retrouv\u00e9 du W.C Fields dans ma biblioth\u00e8que. J&rsquo;en parlerai).\u00a0<\/span><em><br \/>\n<\/em><b><br \/>\n<span style=\"color: #800080;\">\u2022 JEAN PEZENNEC, \u00e9crivain<\/span> <\/b>(sa <em>Tarte aux phrases<\/em> a \u00e9t\u00e9 chroniqu\u00e9e dans le N\u00b01 de VIS COMICA)<span style=\"color: #800080;\"><strong>, de Nantes.<\/strong><\/span><br \/>\n[Jean et moi parlions des auteurs russes] <em>\u00ab\u00a0Je connais un peu Viktor Pelevine pour avoir lu <\/em>La fl\u00e8che jaune<em> qui est plus satirique qu&rsquo;humoristique. Avec un th\u00e8me r\u00e9current dans la litt\u00e9rature russe : un voyage dans un train symbolisant la Russie. Sur le m\u00eame th\u00e8me, j\u2019ai aussi chez moi un roman datant de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, et qui est plus franchement humoristique, tout en ayant un fond satirique : <\/em>Moscou-Petouchki<em>, de V\u00e9n\u00e9dikt Erofeiev (\u00e9dit\u00e9 en fran\u00e7ais chez Albin Michel en 1975, alors qu\u2019il ne l\u2019\u00e9tait encore en URSS que sous forme de Samizdat). C\u2019est un texte qui raconte sous la forme d\u2019un solilogue de pochard lyrique un voyage en train de Moscou \u00e0 P\u00e9touchki (une gare de banlieue), dans un train o\u00f9 tout le monde est plus ou moins ivre, trajet \u00e0 l\u2019issue duquel le narrateur se retrouve \u00e0 son point de d\u00e9part. Pour moi un tr\u00e8s grand livre, sorte de farce tragique. J\u2019ai vu qu\u2019il est en vente sur Internet mais \u00e0 des prix prohibitifs.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<span style=\"color: #800080;\">Promis, VIS COMICA parlera des auteurs russes un de ces quatre&#8230; Mais voil\u00e0 qui me fait penser qu&rsquo;il fait que je pazrle un jour d&rsquo;Andr\u00e9 Castellanos Moya, tr\u00e8s fort dans le soliloque d\u00e9lirant.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b><span style=\"color: #800080;\">\u2022 EMMANUEL P., de Paris<\/span><br \/>\n<\/b><em>\u00ab\u00a0Bravo en tout cas pour ce premier num\u00e9ro. J\u2019ai l\u2019impression de pouvoir lire plein de livres, peut-\u00eatre que j\u2019en aurai le courage, \u00e0 force.\u00a0Et je suis s\u00fbr que tu vas nous trouver des autrices dr\u00f4les \u00e9galement <\/em>\ud83d\ude09<em>\u00ab\u00a0<\/em><br \/>\n<span style=\"color: #800080;\">Excellentissime remarque, qui m&rsquo;a troubl\u00e9. En v\u00e9rit\u00e9, hormis Nadine Monfils (auteure belge de polars d\u00e9jant\u00e9s dont je parlerai prochainement) aucun nom ne me vient spontan\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;esprit hormis des \u00e9crivaines de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Chick_lit\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">chick-lit<\/a>, de com\u00e9dies familiales, de bouquins <em>feel good<\/em>\u00a0et bonheur gnagna \u00e0 la con (dont VIS COMICA, qui se hausse du col en pr\u00e9tendant ne retenir que l&rsquo;humour exigeant, ne parlera pas). Et Evelyn Waugh n&rsquo;est pas une femme, hein, au fait. Certains romans d&rsquo;Allison Lurie peut-\u00eatre ? (il faut que je les retrouve dans mon fatras). Les femmes qui donnent dans l&rsquo;humour litt\u00e9raire, et que nous serions capables de citer spontan\u00e9ment seraient-elles aussi nombreuses, comme le fait remarquer le personnage de <em>La Contrebasse<\/em> de S\u00fcskind, que les compositrices de musique classique ? <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">Toutes suggestions sont bienvenues<\/a> pour que VIS COMICA respecte la parit\u00e9 au moins, et valorise les ostracis\u00e9es au mieux, en ajoutant des autrices \u00e0 l&rsquo;humour exigeant dans <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/2022\/04\/12\/liste-des-auteurs-dont-vis-comica-parlera-ne-parle-pas-a-deja-parle\/\">sa tentative d&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une biblioth\u00e8que humoristique<\/a>.\u00a0<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<h1><strong><span style=\"color: #800080;\">C&rsquo;EST (pas dr\u00f4le, car c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0) FINI !<\/span><\/strong><\/h1>\n<p><strong style=\"font-size: 1rem;\"><span style=\"color: #800080;\">Rendez-vous le 1er juin pour d&rsquo;autres nouveaut\u00e9s, du classique, de la vieillerie, des trucs en ligne..<br \/>\n<\/span>En attendant vous pouvez toujours \u00e9couter mes podcasts : <a href=\"https:\/\/anchor.fm\/francis-mizio\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt; ici \u00ab\u00a0Le Documenteur\u00a0\u00bb<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.podcastics.com\/podcast\/mais-de-quoi-tu-me-parles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt; l\u00e0 \u00ab\u00a0Mais de quoi tu me parles ?\u00a0\u00bb<\/a> (je ferai de nouveaux \u00e9pisodes un de ces quatre, promis) ou <a href=\"http:\/\/tribu-macroqa.francismizio.net\/acheter-le-roman\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">acqu\u00e9rir mon nouveau roman<\/a> (si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait).<br \/>\nVous pouvez aussi chercher l&rsquo;inspiration lecture avec le <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/2022\/04\/12\/liste-des-auteurs-dont-vis-comica-parlera-ne-parle-pas-a-deja-parle\/\">PENSE-B\u00caTE \/ LA BANDE-ANNONCE DE VIS COMICA (les auteurs dont je parlerai, je ne parlerai pas, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9<\/a>, que vous pouvez d&rsquo;ailleurs alimenter &gt;\u00a0<a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">en m&rsquo;en sugg\u00e9rant<\/a>\u00a0pour enfin une tentative d&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une biblioth\u00e8que de l&rsquo;humour en litt\u00e9rature.<br \/>\n&gt; <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 me faire remonter vos remarques et suggestions<\/a>.<br \/>\n<\/strong><strong><span style=\"color: #800080;\">&gt;&gt;&gt; Abonnez-vous \u00e0 VIS COMICA c&rsquo;est gratuit, faites abonner les \u00e2mes perdues en expliquant que c&rsquo;est gratuit, voire\u00a0<a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/sabonner\/\">soutenez<\/a>\u00a0(*) VIS COMICA ! \u00c0 bient\u00f4t.\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-179\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/KeatonTheEnd.gif\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"360\" \/>(*) \u00c7a veut dire des cadeaux, des trucs que je ne sais pas encore quoi, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un forum pour tchatcher et se refiler des plans lectures, etc.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #800080;\"><strong>[publicit\u00e9)<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-646\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Radiumelys.jpg\" alt=\"\" width=\"1150\" height=\"736\" srcset=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Radiumelys.jpg 1150w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Radiumelys-300x192.jpg 300w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Radiumelys-1024x655.jpg 1024w, https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Radiumelys-768x492.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1150px) 100vw, 1150px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque vous dites d&rsquo;une personne qu&rsquo;elle a de l&rsquo;humour : voulez-vous dire par l\u00e0 qu&rsquo;elle vous am\u00e8ne \u00e0 rire ou &hellip; <a href=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/2022\/05\/31\/archives-lettre-mai-n2-1er-mai-2022-in-bed-with-wittgenstein\/\" class=\"more-link\">Plus <span class=\"screen-reader-text\">[Archives Lettre] MAI (n\u00b02 \u2013 1er mai 2022) In bed with Wittgenstein<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":736,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,4,5,7],"tags":[],"class_list":["post-753","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-lettres","category-ecrits-humoristiques","category-en-bref","category-litterature-humoristique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=753"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/media\/736"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}