{"id":1301,"date":"2022-10-01T06:00:56","date_gmt":"2022-10-01T06:00:56","guid":{"rendered":"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/?p=1301"},"modified":"2022-10-01T06:00:56","modified_gmt":"2022-10-01T06:00:56","slug":"archives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/2022\/10\/01\/archives\/","title":{"rendered":"[Archives lettre] SEPTEMBRE (N\u00b05 &#8211; 1er septembre 22) 490 raisons de d\u00e9primer ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><em><span style=\"color: #000000;\"><strong>\u201cCe qui m&rsquo;a frapp\u00e9 comme la foudre chez les Monty Python,<br \/>\n<\/strong><\/span><\/em><em><span style=\"color: #000000;\"><strong>c&rsquo;est que l&rsquo;humour permettait \u00e0 des gens tr\u00e8s intelligents<br \/>\nd&rsquo;exprimer des choses ne pouvant l&rsquo;\u00eatre autrement<\/strong><strong>\u201d.<br \/>\n<\/strong><\/span><\/em><span style=\"color: #000000;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">Douglas Adams, <em>Fonds de tiroir<\/em><\/span><\/strong>, <\/span><span style=\"color: #000000;\"><br \/>\n<\/span><span style=\"color: #000000;\">Folio SF, Gallimard 2004. Trad. de Michel Pagel.<\/span><em><span style=\"color: #000000;\"><br \/>\n<\/span><\/em><\/p>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">L&rsquo;\u00e9dito DE VIS COMICA <\/span><span style=\"color: #800080;\">(EST TOUJOURS trop long)<\/span><\/h1>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">490 raisons de d\u00e9primer ?<br \/>\n<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si <strong><span style=\"color: #800080;\">Claude Haber<\/span><\/strong>, r\u00e9cemment d\u00e9sign\u00e9 correspondant belge officiel de <span style=\"color: #800080;\"><strong>VIS COMICA<\/strong><\/span> malgr\u00e9 lui, <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/sabonner\/\">soutien<\/a> \u00e9m\u00e9rite et amateur tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9 de la litt\u00e9rature et des \u00e9crits humoristiques ne m&rsquo;avait pas signal\u00e9 sur <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/66168161943\/posts\/pfbid0Lw6ak8agL4oGbvEeFjxt9aYFywh78KGQ4cG8WoBBiBjDqJjtAQZKD5TgPVFSSajVl\/?d=n\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook, la vitrine de cet \u00e9t\u00e9 de la librairie <em>La Man\u0153uvre<\/em><\/a> (*) j&rsquo;aurai dout\u00e9 qu&rsquo;il existe tout de m\u00eame quelques libraires et quelques livres en ce bas monde qui luttent contre le mode <em>grave<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On va dire qu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e2ge, je ressasse \u2014 c&rsquo;est probable \u2014, mais voil\u00e0 : comme tous les critiques, voire de nombreux libraires d\u00e9bord\u00e9s, je n&rsquo;ai \u00e9videmment pas lu les 490 romans de cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire ; en revanche, j&rsquo;ai compuls\u00e9 plusieurs articles qui pr\u00e9tendent en savoir plus, car ils ont recopi\u00e9 les communiqu\u00e9s de presse. <em>\u00ab\u00a0Les 10 romans de la rentr\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0les tendances de la rentr\u00e9e litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Les romans \u00e0 ne pas manquer \u00e0 l&rsquo;occasion de&#8230;\u00a0\u00bb<\/em>, etc. J&rsquo;ai m\u00eame lu tous les r\u00e9sum\u00e9s de livres de la brochure publicitaire de \u00ab\u00a0l&rsquo;espace culture\u00a0\u00bb de mon supermarch\u00e9 du coin (la personne qui en a r\u00e9dig\u00e9 les vingt pages de notules doit depuis \u00eatre sous anti-d\u00e9presseurs) : c&rsquo;est dire si je suis teigneux et fonde mon analyse sur des bases s\u00e9rieuses. Au doigt mouill\u00e9 (sachant qu&rsquo;ils omettent 90% de ce qui est sorti), la tendance majoritaire de la rentr\u00e9e litt\u00e9raire est semble-t-il aux suicides, incestes, meurtres, histoires de familles glauques (ou histoires glauques de familles), violences familiales et conjugales, perte de proches, probl\u00e8mes des LGBT+, #metoo partout, cons\u00e9quences et m\u00e9faits des guerres (mondiales, coloniales, exotiques&#8230;), et au mieux, bobologies de beaux quartiers. Ce ne sont plus des romans, mais les pages actualit\u00e9 ou faits divers de la presse. Franchement ? Avez-vous envie de lire cela <em>ad nauseam<\/em> ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est \u00e9videmment pas question de retirer \u00e0 la litt\u00e9rature ses capacit\u00e9 et ambition \u00e0 traiter de toutes les mis\u00e8res humaines, ni la cantonner \u00e0 seulement les plus grandes \u2014 il y a des chefs d&rsquo;\u0153uvres majeurs et n\u00e9cessaires sur ces questions \u2014, ni m\u00eame de consid\u00e9rer celles-ci comme inint\u00e9ressantes, mais simplement de remarquer que si on ne sort par opportunisme et panurgisme \u00e0 gros bouillons, d\u00e8s lors que c&rsquo;est simplement publiable et \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9crit, que des histoires de scandales sexuels et de captation d&rsquo;h\u00e9ritage dans des familles LGBT migrantes d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9es par diff\u00e9rents conflits sanglants alors que se profilent les nouvelles pand\u00e9mies de coqueluche des hu\u00eetres, toux du sanglier ou scarlatine du moineau, on risque peut-\u00eatre, par trop de qu\u00eate de r\u00e9alit\u00e9, de d\u00e9primer les gens satur\u00e9s de noirceur, mais surtout de placer sur le m\u00eame pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 en confondant ce qui ressortit du banal r\u00e9cit ou de la simple narration dans l&rsquo;air du temps, de la litt\u00e9rature qui viserait plut\u00f4t \u00e0 mon sens \u00e0 mettre en sc\u00e8ne et en perspective avec davantage de r\u00e9serve et moins d&rsquo;abondance en rayon (ou plus de s\u00e9lection), si elle s&rsquo;y penche, les m\u00e9faits du Mal (qui, j&rsquo;en conviens, n&rsquo;est pas gentil).<br \/>\n<em>(Relisez la phrase pr\u00e9c\u00e9dente sans respirer, juste pour voir. Ce test d&rsquo;effort ne vous sera pas factur\u00e9).<\/em><br \/>\nCe qui me g\u00e8ne n&rsquo;est pas le sujet, mais l&rsquo;unicit\u00e9 du mode de traitement et l&rsquo;ennui \u00e9crasant qui s&rsquo;en d\u00e9gage : pathos et gravit\u00e9 ne se distinguent que par des efforts de style lorsqu&rsquo;il y en a, et laissent trop peu souvent la place \u00e0 l&rsquo;humour, fa\u00e7on saine, distanci\u00e9e, intelligente et complice d&rsquo;\u00e9voquer ce qui nous pr\u00e9occupe, d&rsquo;exorciser le Mal (qui est m\u00e9chant). On n&rsquo;a pas besoin de nous montrer, de nous d\u00e9montrer, que c&rsquo;est grave : on le sait. Ce dont on a besoin, c&rsquo;est qu&rsquo;on nous en parle sans forc\u00e9ment qu&rsquo;on ait l&rsquo;impression qu&rsquo;on souhaite nous accabler, voire qu&rsquo;on nous dise ce qu&rsquo;en penser.<br \/>\nNotons qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question non plus de tomber ici dans l&rsquo;injonction actuelle consistant \u00e0 devoir rire de tout, pour tout ; ce qui a \u00f4t\u00e9 au rire ses sens et fonctions m\u00eames, et rend d\u00e9risoire toute chose, comme le pathos g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 le fait si bien lui aussi. C&rsquo;est une <em>question de mesure<\/em>.<br \/>\nAppeler \u00e0 l&rsquo;humour en litt\u00e9rature, c&rsquo;est simplement demander aux autrices et auteurs (ou aux \u00e9diteurs ?) de faire preuve de davantage d&rsquo;imagination, d&rsquo;originalit\u00e9, de cr\u00e9ativit\u00e9 et de sollicitation de l&rsquo;intelligence des lectrices et lecteurs ; de proposer une union dans la compr\u00e9hension de ce qui nous agresse, en vue de sa neutralisation. C&rsquo;est demander de la biodiversit\u00e9 litt\u00e9raire, parce que nous sommes divers devant nos perceptions des avanies de l&rsquo;existence et de l&rsquo;\u00e9tat du monde. L&rsquo;humour \u00e9tant moins monolithique dans sa forme que le pathos, on aura toujours plus \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, et on en dira pas moins si tel ou tel probl\u00e8me de cor au pied est trait\u00e9 autrement que sous l&rsquo;aspect psycho-clinique dramatique.<br \/>\nNon \u00e0 la standardisation lacrymale ! Non \u00e0 la recherche de \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire vraie\u00a0\u00bb. Oui aux litt\u00e9rature de l&rsquo;imaginaire, aux litt\u00e9ratures de genre&#8230; et surtout avec de l&rsquo;humour !<br \/>\nEn conclusion, pour enfoncer le clou (pour ceux qui ont tenu jusque ici, car j&rsquo;ai bien le sentiment d&rsquo;\u00eatre chiant et grave \u00e0 ce niveau de l&rsquo;\u00e9dito), je ne dirai qu&rsquo;une chose forte et radicale, que je vous incite \u00e0 propager. La voici, c&rsquo;est :<em> pouet ! (**)<\/em><br \/>\nBonne lecture<br \/>\n<strong>Francis<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>(*) 58 rue de la Roquette \u00e0 Paris 11e. En \u00ab\u00a0courrier des lecteurs\u00a0\u00bb, vous verrez par ailleurs toujours gr\u00e2ce \u00e0 notre correspondant que la Belgique est peut-\u00eatre la patrie officielle de l&rsquo;humour en litt\u00e9rature, tant par sa production que par ses activit\u00e9s de promotion en la mati\u00e8re.<br \/>\n(**) Eh bien voil\u00e0 comment foutre en l&rsquo;air tout le propos pr\u00e9c\u00e9dent ! Justement, non ! : ce n&rsquo;est pas \u00ab\u00a0pouet !\u00a0\u00bb qu&rsquo;il faut dire. On parle d&rsquo;humour sophistiqu\u00e9, d&rsquo;esprit, ici \u2014 du moins autant que possible ou que trouvable. Il faut donc dire&#8230; Euh&#8230; : \u00ab\u00a0Diantre !\u00a0\u00bb (?)<br \/>\n<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">Au sommaire de ce num\u00e9ro 5 :<\/span> Mark Twain, deux fois remarqu\u00e9<\/strong><strong> &#8211; un roman nantais \u00e0 lire au galop &#8211; Proust est mort de rire &#8211; Houellebecq et Bukowski &#8211; Douglas Adams et ses biscuits &#8211; des br\u00e8ves (de comptoir) &#8211; les lecteurs envoient des trucs &#8211; messages de service.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vous \u00eates 15 908 466 \u00e0 recevoir cette lettre et je vous en remercie<\/strong>. (Vous pouvez vous en d\u00e9sabonner ais\u00e9ment en bas). Une personne seulement s&rsquo;est plainte, mais elle n&rsquo;a pas rappel\u00e9. Il est vrai qu&rsquo;il \u00e9tait question de \u00ab\u00a0brocolis\u00a0\u00bb dans le message ; ce n&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre finalement pas pour <strong><span style=\"color: #800080;\">VIS COMICA<\/span><\/strong>&#8230; donc tout va bien !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1064 alignleft\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/joiekeaton.gif\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"138\" \/>&lt; JOIE ! JOIE ! <span style=\"color: #ff0000;\">QUATRE ebooks gratuits ce mois-ci sont offerts en t\u00e9l\u00e9chargement aux soutiens<\/span> <\/strong>(<\/span>Deux Westlake, un William Boyd, un Roy Lewis)<span style=\"color: #800080;\"> &gt;<\/span>\u00a0<a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/sabonner\/\">Mais c&rsquo;est ouf !, comment font-ils pour avoir de tels privil\u00e8ges ? <\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah oui au fait : mon nouveau roman, auto-\u00e9dit\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;une souscription r\u00e9ussie est <a href=\"http:\/\/tribu-macroqa.francismizio.net\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">disponible ici en papier et epub<\/a>. Mais vous \u00eates nombreuses et nombreux \u00e0 le savoir ici. Depuis quelques temps, je rajoute sur le site des \u00ab\u00a0bonus in\u00e9dits\u00a0\u00bb, li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;univers du roman, et illustr\u00e9s par des images compos\u00e9es avec <a href=\"https:\/\/www.midjourney.com\/showcase\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;IA Midjourney<\/a>. Pareil, <a href=\"http:\/\/tribu-macroqa.francismizio.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">c&rsquo;est sur le site.<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h1><span style=\"color: #800080;\"><strong>MARK TWAIN, 2 fois remarqu\u00e9<br \/>\n<\/strong><\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1244 size-medium\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/toutrater-205x300.jpg\" alt=\"\" width=\"205\" height=\"300\" \/>[pr\u00e9-requis : l&rsquo;humour am\u00e9ricain <em>old school<\/em>, le <em>non sense,<\/em> \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit\u00a0\u00bb devenu d\u00e9suet, l&rsquo;ironie mordante, aimer les accumulations loufoques, avoir de l&rsquo;indulgence pour l&rsquo;in\u00e9gal et parfois le n&rsquo;importe quoi ; s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la culture am\u00e9ricaine].<br \/>\n<\/strong><strong>Samuel Langhorne Clemens<\/strong> <\/span>a pris le pseudo de <strong><span style=\"color: #800080;\">Mark Twain<\/span><\/strong> (le p\u00e8re de Tom Sawyer et d&rsquo;Huckleberry Finn, \u00e9crivain, journaliste, conteur, humoriste&#8230;), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la p\u00e9riode o\u00f9 il fut marinier sur le Mississipi (cri de marinier <em>\u00ab Mark twain ! \u00bb : \u00ab Deux brasses de fond ! \u00bb<\/em>). Son apport \u00e0 la modernit\u00e9 de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine est pr\u00e9pond\u00e9rant et son humour est rest\u00e9 fameux. <a href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/personnage\/Samuel_Langhorne_Clemens_dit_Mark_Twain\/147739\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dans ce tr\u00e8s bon article du Larousse<\/a>, on nous le r\u00e9sume mieux que je ne le ferais : <em>\u00ab\u00a0un humour particulier : l&rsquo;humour de l&rsquo;Ouest. Humour sauvage, cruel et burlesque qui cache la trag\u00e9die et rit d&rsquo;une balle perdue qui se trompe de victime. Humour dont la source n&rsquo;est pas la joie, mais la peur d&rsquo;avoir peur. Le \u00ab comique \u00bb est un personnage traditionnel de l&rsquo;Ouest, que le \u00ab western \u00bb perp\u00e9tue. Mauvais chercheur d&rsquo;or, Clemens se fit une r\u00e9putation de conteur. (&#8230;) Le 18 novembre 1865, il publie dans <\/em>Saturday Post <em>son premier conte folklorique du Far West, la <\/em>Fameuse Grenouille sauteuse de Calaveras.<em> En 1867, il rassemble ces contes en un premier volume\u00a0: <\/em> The Celebrated Jumping Frog of Calaveras County, and Other Sketches.<i>\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/i>Co\u00efncidence <em>La grenouille de Calaveras<\/em> et une s\u00e9lection de textes embl\u00e9matiques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9s simultan\u00e9ment en juin dernier chez les louables <strong><a href=\"https:\/\/www.arbre-vengeur.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9ditions de l&rsquo;Arbre Vengeur<\/a><\/strong> dans un petit recueil intitul\u00e9 <em><strong><span style=\"color: #800080;\">C<\/span><span style=\"color: #800080;\">omment parvenir \u00e0 tout rater<\/span><\/strong><\/em>, et en mai 2022 chez Rivages Poche en collection petite biblioth\u00e8que, qui a publi\u00e9 une s\u00e9lection de texte de <em><strong><span style=\"color: #800080;\">La petite anthologie de l&rsquo;humour de Mark Twain<\/span><\/strong><\/em> (qui y apprend-t-on, ne fut pas de <strong><span style=\"color: #800080;\">Mark Twain<\/span><\/strong> en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, mais contint certes plein de textes de <span style=\"color: #800080;\"><strong>Mark Twain<\/strong><\/span>. Ce serait long \u00e0 expliquer).<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1245 alignleft\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/anthotwain.jpg\" alt=\"\" width=\"195\" height=\"301\" \/>Tout n&rsquo;est pas dr\u00f4le, loin s&rsquo;en faut. L&rsquo;humour a quelquefois vieilli ou alors des r\u00e9f\u00e9rences ou allusions trop lointaines nous \u00e9chappent (malgr\u00e9 les pr\u00e9faces informatives de haute tenue, diff\u00e9rentes et passionnantes, contenues dans chacun des ouvrages). <span style=\"color: #800080;\"><strong>Twain<\/strong><\/span> s&rsquo;amuse parfois comme un fou et raconte parfois n&rsquo;importe quoi, presque, dirait-on, au fil d&rsquo;une plume \u00e0 l&rsquo;imagination empress\u00e9e. On recommandera les deux ouvrages pour quelques textes bien savoureux (ou \u00e9difiants, telles les pr\u00e9faces donc), irr\u00e9v\u00e9rencieux, subversifs et anticl\u00e9ricaux parfois (comme <em>La Grande r\u00e9volution de Pitcairn<\/em> dans le recueil de l&rsquo;Arbre Vengeur, ou ironiques et jubilatoires (<em>Notre guide italien<\/em> dans le recueil de Rivages ; <strong>texte reproduit en PDF pour vous <span style=\"color: #800080;\">&gt; ici<\/span> <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/MarkTwainNotreguideitalien.pdf\">MarkTwainNotreguideitalien<\/a><\/strong>). Bref, deux petits ouvrages pas indispensables, mais n\u00e9cessaires pour qui veut se remettre utilement \u00e0 <span style=\"color: #800080;\"><strong>Twain,<\/strong><\/span> auteur par ailleurs de tr\u00e8s grands r\u00e9cits sur la vie dans l&rsquo;Ouest, le vrai (r\u00e9cits diff\u00e9rents des romans avec Tom Sawyer et Huckleberry Finn).<br \/>\n<em>Petite Anthologie de l&rsquo;humour<\/em>, de Mark Twain. Rivages poches, petite biblioth\u00e8que in\u00e9dit.<br \/>\n<em>Comment parvenir \u00e0 tout rater<\/em>, de Mark Twain, l&rsquo;Arbre Vengeur, coll. L&rsquo;arbuste v\u00e9h\u00e9ment.<em><br \/>\n(Merci \u00e0 Claude Haber (encore lui) pour avoir signaler ces parutions simultan\u00e9es&#8230;)<br \/>\n<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h1><strong><span style=\"color: #800080;\">\u00c7A SE LIT AU GALOP<\/span><br \/>\n<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1272 alignleft\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Fievre-de-cheval.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"339\" \/>[pr\u00e9-requis : aimer les chevaux et le PMU (ou pas) ; les bistrots ; les personnages qui flottent et d\u00e9rivent ; la d\u00e9rision d\u00e9sinvolte].<br \/>\n<\/strong><\/span>C<span style=\"color: #800080;\"><strong>&lsquo;<\/strong><\/span>est un petit roman (en taille : 120 pages) publi\u00e9 chez Pocket en mai dernier (r\u00e9\u00e9dition du Dilettante) qui ne paie pas de mine, mais\u00a0 est sympathique et dr\u00f4le. <strong><span style=\"color: #800080;\"><em>Fi\u00e8vre de Cheval<\/em><\/span><\/strong> de <strong><span style=\"color: #800080;\">Sylvain Chantal<\/span><\/strong> (un auteur nantais, membre de la petite hype \u00ab\u00a0culture-com'\u00a0\u00bb locale) narre comment Anatole, un type un peu perdu se prend contre toute attente de passion pour le PMU, et ce vers quoi cela va le mener. Le sujet, improbable et document\u00e9 (on en apprend sur le monde des piliers de bistrots et des \u00e9crans de La Fran\u00e7aise des Jeux ; il y a sans doute du v\u00e9cu) est bien tenu jusqu&rsquo;au bout. C&rsquo;est frais, c&rsquo;est <em>crunchy<\/em> comme on dit (\u00e7a se grignote sans faim), sans pr\u00e9tention et on passe ma foi un court (et suffisant) bon moment, bien souriant. (Ce type d&rsquo;ouvrage n&rsquo;est pas sans me rappeler les premiers romans d&rsquo;un auteur qui n&rsquo;\u00e9crit d\u00e9sormais plus, l&rsquo;\u00e2ge venu, que des tribunes r\u00e9actionnaires, mais qui fut dou\u00e9 en son temps dans le genre l\u00e9ger,<strong><span style=\"color: #800080;\"> David Angevin<\/span><\/strong>, dont je parlerai un jour peut-\u00eatre). Les louanges port\u00e9es en 4e de couverture ou sur le bandeau du livre placent <span style=\"color: #800080;\"><strong><em>Fi\u00e8vre de cheval<\/em><\/strong><\/span>, presque comme un des chefs d&rsquo;\u0153uvres d&rsquo;humour en litt\u00e9rature. Oh, oh, les bourrins, calmes, calmes, on se calme, tout de m\u00eame.<br \/>\n<em>Fi\u00e8vre de cheval<\/em>, de Sylvain Chantal, Pocket.<br \/>\n<strong>Les premi\u00e8res pages en PDF : <\/strong><a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/FievreDeCheval.pdf\"><strong>FievreDeCheval<\/strong><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">proust, mort de rire depuis 100 ans<br \/>\n<\/span><\/h1>\n<figure id=\"attachment_1306\" aria-describedby=\"caption-attachment-1306\" style=\"width: 684px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1306\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/proust.gif\" alt=\"\" width=\"684\" height=\"933\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1306\" class=\"wp-caption-text\">Regardez bien cette image : Mort de rire, Proust n&rsquo;en est pas moins toujours vivant.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">[pr\u00e9-requis : Proust]. <\/span><\/strong><em>Lors d&rsquo;un \u00e9change avec <span style=\"color: #800080;\"><strong>Fran\u00e7ois Vaillant<\/strong><\/span>, \u00e9minent <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/sabonner\/\">soutien<\/a> de <strong><span style=\"color: #800080;\">VIS COMICA<\/span><\/strong>, j&rsquo;ai appris que <span style=\"color: #800080;\"><strong>Marcel Proust<\/strong><\/span> \u00e9tait dr\u00f4le. Il est vrai que des palanqu\u00e9es d&rsquo;\u00e9missions \u00e9cout\u00e9es et d&rsquo;articles lus en cette ann\u00e9e du centenaire de sa mort n&rsquo;ont eu de cesse de me le r\u00e9p\u00e9ter, voire ont clam\u00e9 que l&rsquo;humour \u00e9tait au centre de l&rsquo;\u0153uvre. Je n&rsquo;en \u00e9tais pas convaincu (mais je n&rsquo;ai lu qu&rsquo;\u00e0 peine Proust&#8230; Quelques passages dans le <\/em>Lagarde et Michard <em>de ma jeunesse, et cela m&rsquo;a suffit \u2014 J&rsquo;ai tort, je sais). Fran\u00e7ois m&rsquo;a alors envoy\u00e9 deux extraits de <\/em><strong><span style=\"color: #800080;\">Du c\u00f4t\u00e9 de chez Swann<\/span><\/strong><em>, qui permettent par la m\u00eame occasion \u00e0 <strong><span style=\"color: #800080;\">VIS COMICA<\/span><\/strong> donc d&rsquo;\u00eatre aussi dans l&rsquo;actualit\u00e9 litt\u00e9raire de l&rsquo;ann\u00e9e. Merci !<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Ainsi Fran\u00e7oise et ma tante appr\u00e9ciaient\u2212elles ensemble au cours de cette s\u00e9ance matinale, les premiers \u00e9v\u00e9nements du jour. Mais quelquefois ces \u00e9v\u00e9nements rev\u00eataient un caract\u00e8re si myst\u00e9rieux et si grave que ma tante sentait qu&rsquo;elle ne pourrait pas attendre le moment o\u00f9 Fran\u00e7oise monterait, et quatre coups de sonnette formidables retentissaient dans la maison.<br \/>\n\u2212 Mais, madame Octave, ce n&rsquo;est pas encore l&rsquo;heure de la pepsine, disait Fran\u00e7oise. Est\u2212ce que vous vous \u00eates senti une faiblesse ?<br \/>\n\u2212 Mais non, Fran\u00e7oise, disait ma tante, c&rsquo;est\u2212\u00e0\u2212dire si, vous savez bien que maintenant les moments o\u00f9 je n&rsquo;ai pas de faiblesse sont bien rares ; un jour je passerai comme Mme Rousseau sans avoir eu le temps de me reconna\u00eetre ; mais ce n&rsquo;est pas pour cela que je sonne. Croyez\u2212vous pas que je viens de voir comme je vous vois Mme Goupil avec une fillette que je ne connais point ? Allez donc chercher deux sous de sel chez Camus. C&rsquo;est bien rare si Th\u00e9odore ne peut pas vous dire qui c&rsquo;est.<br \/>\n\u2212 Mais \u00e7a sera la fille \u00e0 M. Pupin, disait Fran\u00e7oise qui pr\u00e9f\u00e9rait s&rsquo;en tenir \u00e0 une explication imm\u00e9diate, ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 deux fois depuis le matin chez Camus.<br \/>\n\u2212 La fille \u00e0 M. Pupin ! Oh ! Je vous crois bien, ma pauvre Fran\u00e7oise !Vec cela que je ne l&rsquo;aurais pas reconnue !<br \/>\n\u2212 Mais je ne veux pas dire la grande, madame Octave, je veux dire la gamine, celle qui est en pension \u00e0 Jouy. Il me ressemble de l&rsquo;avoir d\u00e9j\u00e0 vue ce matin.<br \/>\n\u2212 Ah ! \u00c0 moins de \u00e7a, disait ma tante. Il faudrait qu&rsquo;elle soit venue pour les f\u00eates. C&rsquo;est cela ! Il n&rsquo;y a pas besoin de chercher, elle sera venue pour les f\u00eates. Mais alors nous pourrions bien voir tout \u00e0 l&rsquo;heure Mme Sazerat venir sonner chez sa s\u0153ur pour le d\u00e9jeuner. Ce sera \u00e7a ! J&rsquo;ai vu le petit de chez Galopin qui passait avec une tarte ! Vous verrez que la tarte allait chez Mme Goupil.<br \/>\n\u2212 D\u00e8s l&rsquo;instant que Mme Goupil a de la visite, madame Octave, vous n&rsquo;allez pas tarder \u00e0 voir tout son monde rentrer pour le d\u00e9jeuner, car il commence \u00e0 ne plus \u00eatre de bonne heure, disait Fran\u00e7oise qui, press\u00e9e de redescendre s&rsquo;occuper du d\u00e9jeuner, n&rsquo;\u00e9tait pas f\u00e2ch\u00e9e de laisser \u00e0 ma tante cette distraction en perspective.<br \/>\n\u2212 Oh ! Pas avant midi, r\u00e9pondait ma tante d&rsquo;un ton r\u00e9sign\u00e9, tout en jetant sur la pendule un coup d&rsquo;\u0153il inquiet, mais furtif pour ne pas laisser voir qu&rsquo;elle, qui avait renonc\u00e9 \u00e0 tout, trouvait pourtant, \u00e0 apprendre qui Mme Goupil avait \u00e0 d\u00e9jeuner, un plaisir aussi vif, et qui se ferait malheureusement attendre encore un peu plus d&rsquo;une heure. \u00ab\u00a0Et encore cela tombera pendant mon d\u00e9jeuner !\u00a0\u00bb Ajouta\u2212t\u2212elle \u00e0 mi\u2212voix pour elle\u2212m\u00eame. Son d\u00e9jeuner lui \u00e9tait une distraction suffisante pour qu&rsquo;elle n&rsquo;en souhait\u00e2t pas une autre en m\u00eame temps. \u00ab\u00a0Vous n&rsquo;oublierez pas au moins de me donner mes \u0153ufs \u00e0 la cr\u00e8me dans une assiette plate ?\u00a0\u00bb C&rsquo;\u00e9taient les seules qui fussent orn\u00e9es de sujets, et ma tante s&rsquo;amusait \u00e0 chaque repas \u00e0 lire la l\u00e9gende de celle qu&rsquo;on lui servait ce jour\u2212l\u00e0. Elle mettait ses lunettes, d\u00e9chiffrait : Ali\u2212baba et les quarante voleurs, Aladin ou la lampe merveilleuse, et disait en souriant : tr\u00e8s bien, tr\u00e8s bien.<br \/>\n\u2212 Je serais bien all\u00e9e chez Camus&#8230;, Disait Fran\u00e7oise en voyant que ma tante ne l&rsquo;y enverrait plus.<br \/>\n\u2212 Mais non, ce n&rsquo;est plus la peine, c&rsquo;est s\u00fbrement Mlle Pupin. Ma pauvre Fran\u00e7oise, je regrette de vous avoir fait monter pour rien.<br \/>\nMais ma tante savait bien que ce n&rsquo;\u00e9tait pas pour rien qu&rsquo;elle avait sonn\u00e9 Fran\u00e7oise, car, \u00e0 Combray, une personne \u00ab\u00a0Qu&rsquo;on ne connaissait point\u00a0\u00bb \u00e9tait un \u00eatre aussi peu croyable qu&rsquo;un dieu de la mythologie, et de fait on ne se souvenait pas que, chaque fois que s&rsquo;\u00e9tait produite, dans la rue du Saint\u2212esprit ou sur la place, une de ces apparitions stup\u00e9fiantes, des recherches bien conduites n&rsquo;eussent pas fini par r\u00e9duire le personnage fabuleux aux proportions d&rsquo;une \u00ab\u00a0personne qu&rsquo;on connaissait\u00a0\u00bb, soit personnellement, soit abstraitement, dans son \u00e9tat civil, en tant qu&rsquo;ayant tel degr\u00e9 de parent\u00e9 avec des gens de Combray.<br \/>\nC&rsquo;\u00e9tait le fils de Mme Sauton qui rentrait du service, la ni\u00e8ce de l&rsquo;abb\u00e9 Perdreau qui sortait du couvent, le fr\u00e8re du cur\u00e9, percepteur \u00e0 Ch\u00e2teaudun qui venait de prendre sa retraite ou qui \u00e9tait venu passer les f\u00eates. On avait eu en les apercevant l&rsquo;\u00e9motion de croire qu&rsquo;il y avait \u00e0 Combray des gens qu&rsquo;on ne connaissait point, simplement parce qu&rsquo;on ne les avait pas reconnus ou identifi\u00e9s tout de suite. Et pourtant, longtemps \u00e0 l&rsquo;avance, Mme Sauton et le cur\u00e9 avaient pr\u00e9venu qu&rsquo;ils attendaient leurs \u00ab\u00a0voyageurs\u00a0\u00bb.<br \/>\nQuand le soir je montais, en rentrant, raconter notre promenade \u00e0 ma tante, si j&rsquo;avais l&rsquo;imprudence de lui dire que nous avions rencontr\u00e9, pr\u00e8s du Pont\u2212vieux, un homme que mon grand\u2212p\u00e8re ne connaissait pas : \u00ab\u00a0Un homme que grand\u2212p\u00e8re ne connaissait point, s&rsquo;\u00e9criait\u2212elle ! Ah ! Je te crois bien !\u00a0\u00bb N\u00e9anmoins un peu \u00e9mue de cette nouvelle, elle voulait en avoir le c\u0153ur net, mon grand\u2212p\u00e8re \u00e9tait mand\u00e9. \u00ab\u00a0Qui donc est\u2212ce que vous avez rencontr\u00e9 pr\u00e8s du Pont\u2212vieux, mon oncle ? Un homme que vous ne connaissiez point?<br \/>\n\u2212 Mais si, r\u00e9pondait mon grand\u2212p\u00e8re, c&rsquo;\u00e9tait Prosper, le fr\u00e8re du jardinier de Mme Bouilleboeuf.<br \/>\n\u2212 Ah ! Bien\u00a0\u00bb, disait ma tante, tranquillis\u00e9e et un peu rouge ; haussant les \u00e9paules avec un sourire ironique, elle ajoutait : \u00ab\u00a0Aussi il me disait que vous aviez rencontr\u00e9 un homme que vous ne connaissiez point !\u00a0\u00bb Et on me recommandait d&rsquo;\u00eatre plus circonspect une autre fois et de ne plus agiter ainsi ma tante par des paroles irr\u00e9fl\u00e9chies.<br \/>\nOn connaissait tellement bien tout le monde, \u00e0 Combray, b\u00eates et gens, que si ma tante avait vu par hasard passer un chien \u00ab\u00a0qu&rsquo;elle ne connaissait point\u00a0\u00bb elle ne cessait d&rsquo;y penser et de consacrer \u00e0 ce fait incompr\u00e9hensible ses talents d&rsquo;induction et ses heures de libert\u00e9.<br \/>\n\u2212 Ce sera le chien de Mme Sazerat, disait Fran\u00e7oise, sans grande conviction, mais dans un but d&rsquo;apaisement et pour que ma tante ne se \u00ab\u00a0fende pas la t\u00eate\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2212 Comme si je ne connaissais pas le chien de Mme Sazerat ! R\u00e9pondait ma tante dont l&rsquo;esprit critique n&rsquo;admettait pas si facilement un fait.<br \/>\n\u2212 Ah ! Ce sera le nouveau chien que M. Galopin a rapport\u00e9 de Lisieux.<br \/>\n\u2212 Ah ! \u00c0 moins de \u00e7a.<br \/>\n\u2212 Il para\u00eet que c&rsquo;est une b\u00eate bien affable, ajoutait Fran\u00e7oise qui tenait le renseignement de Th\u00e9odore, spirituelle comme une personne, toujours de bonne humeur, toujours aimable, toujours quelque chose de gracieux. C&rsquo;est rare qu&rsquo;une b\u00eate qui n&rsquo;a que cet \u00e2ge\u2212l\u00e0 soit d\u00e9j\u00e0 si galante. Madame Octave, il va falloir que je vous quitte, je n&rsquo;ai pas le temps de m&rsquo;amuser, voil\u00e0 bient\u00f4t dix heures, mon fourneau n&rsquo;est seulement pas \u00e9clair\u00e9, et j&rsquo;ai encore \u00e0 plumer mes asperges.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Autre extrait :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Mais depuis nombre d&rsquo;ann\u00e9es je n&rsquo;entrais plus dans le cabinet de mon oncle Adolphe, ce dernier ne venant plus \u00e0 Combray \u00e0 cause d&rsquo;une brouille qui \u00e9tait survenue entre lui et ma famille, par ma faute, dans les circonstances suivantes : une ou deux fois par mois, \u00e0 Paris, on m&rsquo;envoyait lui faire une visite, comme il finissait de d\u00e9jeuner, en simple vareuse, servi par son domestique en veste de travail de coutil ray\u00e9 violet et blanc. Il se plaignait en ronchonnant que je n&rsquo;\u00e9tais pas venu depuis longtemps, qu&rsquo;on l&rsquo;abandonnait ; il m&rsquo;offrait un massepain ou une mandarine, nous traversions un salon dans lequel on ne s&rsquo;arr\u00eatait jamais, o\u00f9 on ne faisait jamais de feu, dont les murs \u00e9taient orn\u00e9s de moulures dor\u00e9es, les plafonds peints d&rsquo;un bleu qui pr\u00e9tendait imiter le ciel et les meubles capitonn\u00e9s en satin comme chez mes grands\u2212parents, mais jaune ; puis nous passions dans ce qu&rsquo;il appelait son cabinet de \u00ab\u00a0Travail\u00a0\u00bb aux murs duquel \u00e9taient accroch\u00e9es de ces gravures repr\u00e9sentant sur fond noir une d\u00e9esse charnue et rose conduisant un char, mont\u00e9e sur un globe, ou une \u00e9toile au front, qu&rsquo;on aimait sous le second empire parce qu&rsquo;on leur trouvait un air pomp\u00e9ien, puis qu&rsquo;on d\u00e9testa, et qu&rsquo;on recommence \u00e0 aimer pour une seule et m\u00eame raison, malgr\u00e9 les autres qu&rsquo;on donne, et qui est qu&rsquo;elles ont l&rsquo;air second empire. Et je restais avec mon oncle jusqu&rsquo;\u00e0 ce que son valet de chambre v\u00eent lui demander, de la part du cocher, pour quelle heure celui\u2212ci devait atteler. Mon oncle se plongeait alors dans une m\u00e9ditation qu&rsquo;aurait craint de troubler d&rsquo;un seul mouvement son valet de chambre \u00e9merveill\u00e9, et dont il attendait avec curiosit\u00e9 le r\u00e9sultat, toujours identique. Enfin, apr\u00e8s une h\u00e9sitation supr\u00eame, mon oncle pronon\u00e7ait infailliblement ces mots : \u00ab\u00a0Deux heures et quart\u00a0\u00bb, que le valet de chambre r\u00e9p\u00e9tait avec \u00e9tonnement, mais sans discuter : \u00ab\u00a0Deux heures et quart ? Bien&#8230; Je vais le dire&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>Du c\u00f4t\u00e9 de chez Swann<\/em>, Marcel Proust.<\/p>\n<hr \/>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">houellebecq dr\u00f4le avec le temps ?<br \/>\n<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>[pr\u00e9-requis : avoir lu le VIS COMICA n\u00b03 (1er juin) qui parlait du remarquable pastiche de Houellebecq par Fioretto et qui exposait ma d\u00e9testation du personnage et de l&rsquo;\u00e9crivain ; penser quelque chose de Houellebecq, peu importe quoi]<\/strong><\/span><br \/>\nCet \u00e9t\u00e9 en rangeant ma biblioth\u00e8que, j&rsquo;ai retrouv\u00e9 un recueil de po\u00e9sies de <strong><span style=\"color: #800080;\">Houellebecq<\/span><\/strong>,<strong><em><span style=\"color: #800080;\"> La poursuite du bonheur<\/span><\/em><\/strong>, paru chez Librio en mars 2000. Je me souviens qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque j&rsquo;avais trouv\u00e9 cela vraiment mauvais et d&rsquo;une posture de perdant permanent et d&rsquo;accabl\u00e9 perp\u00e9tuel qui manquait de v\u00e9racit\u00e9. Cela m&rsquo;avait paru <em>fabriqu\u00e9<\/em>. Et en plus, mal. (Un peu comme <strong><span style=\"color: #800080;\">Cioran<\/span><\/strong>, j&rsquo;en parlerai un jour, dont les aphorismes m\u00e9taphysiques sur la douleur de vivre me sont d&rsquo;un ridicule accompli, lui, en sus, qui passa sa vie de souffrance en d\u00eeners en ville et \u00e0 se balader avec des <em>people<\/em> litt\u00e9raires). En feuilletant vingt apr\u00e8s, je ne suis plus exasp\u00e9r\u00e9 par cette poursuite du bonheur en savates, mais hilare. S&rsquo;il avait voulu faire dr\u00f4le, c&rsquo;\u00e9tait path\u00e9tique, s&rsquo;il avait voulu faire path\u00e9tique, c&rsquo;\u00e9tait dr\u00f4le. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que sa ferme r\u00e9solution est de labourer le path\u00e9tique, et d&rsquo;y croire, et de le propager sans autre propos&#8230; Or, avec le recul, je trouve que maintenant ce n&rsquo;est en fait\u00a0 que dr\u00f4le. Ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment : que grotesque. Voici le premier po\u00e8me :<\/p>\n<h1><span style=\"color: #800080;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1257\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/houellebecq.jpeg\" alt=\"\" width=\"1226\" height=\"1105\" \/><\/strong><\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est comique car tr\u00e8s mauvais, non, ces vers de niveau scolaire ? (on dirait moi-m\u00eame quand je veux faire mon Parnassien, ou un humoriste de France Inter lanc\u00e9 dans une parodie de chanson, c&rsquo;est dire). Du coup cela m&rsquo;a rappel\u00e9 illico une courte nouvelle de <strong><span style=\"color: #800080;\">Bukowski<\/span><\/strong> qui moi, m&rsquo;avait vraiment fait rire la premi\u00e8re fois que je l&rsquo;ai lue : <strong><span style=\"color: #800080;\"><em>La lie de mis\u00e9ricorde<\/em><\/span><\/strong>, dans le recueil <span style=\"color: #800080;\"><strong><em>Je t&rsquo;aime Albert<\/em>. Bukowski <\/strong><\/span>y narre sa d\u00e9testation lors d&rsquo;une lecture publique d&rsquo;un mauvais po\u00e8me. <span style=\"color: #800080;\"><strong>Houellebecq<\/strong><\/span> pourrait \u00eatre le type m\u00eame de po\u00e8te fustig\u00e9 par <span style=\"color: #800080;\"><strong>Bukowski<\/strong><\/span>. Je le vois tr\u00e8s bien d\u00e9clamant ses vers de mirliton pousseur de caddie de supermarch\u00e9 dans un bar branch\u00e9 du 11e \u00e0 Paris. Et ce serait dr\u00f4le, comme l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 le regard de <strong><span style=\"color: #800080;\">Bukowski<\/span><\/strong> sur les po\u00e8tes imposteurs des 70ties. Du coup, je vous ai mise cette nouvelle \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger. Mais <strong><span style=\"color: #ff0000;\">GARE : C&rsquo;est une nouvelle qui ne fait pas rire tout le monde<\/span><\/strong> car <span style=\"color: #ff0000;\"><strong>ATTENTION, elle est grossi\u00e8re, vulgaire, sexiste et verse dans la scatologie et le pornographique (Forc\u00e9ment c&rsquo;est tentant, mais il est encore temps de ne pas la lire en ne cliquant pas l\u00e0 : <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/BukowskiLaliedeMiqericorde.pdf\">BukowskiLaliedeMiqericorde<\/a>)<\/strong><\/span>, (mais, en \u00e9tant si frontale, cette nouvelle est sans doute bien moins insidieuse que toute l&rsquo;\u0153uvre de Houellebecq)<span style=\"color: #ff0000;\">.<\/span><br \/>\nAvec un peu de chance, <span style=\"color: #800080;\"><strong><em>La lie de mis\u00e9ricorde<\/em> <\/strong><\/span>va amuser d&rsquo;autres personnes que moi&#8230; Et vous direz tout ce que vous voudrez de <strong><span style=\"color: #800080;\">Bukowski<\/span><\/strong> (qui prend le soin d&rsquo;\u00eatre insult\u00e9 lui-m\u00eame dans son texte), mais s&rsquo;il y a une chose dont je suis convaincu, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 sa fa\u00e7on il avait de l&rsquo;exigence, du recul, de la sinc\u00e9rit\u00e9, et qu&rsquo;il aimait, lui, les gens.<br \/>\n(Et cette fois je clos le cas du Michel Ouin-Ouin. Promis, je ne vous en parlerai plus).<\/p>\n<hr \/>\n<h1><span style=\"color: #800080;\"><strong>Quelques br\u00e8ves de comptoir<br \/>\n<\/strong><\/span><\/h1>\n<p><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1253 aligncenter\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/keatonbar.gif\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"338\" \/><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0La mondialisation, il ne faudrait pas non plus que ce soit qu&rsquo;en France\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u00ab\u00a0Quand c&rsquo;est Van Gogh sur la bo\u00eete, souvent, c&rsquo;est du grand chocolat\u00a0\u00bb. <\/em><br \/>\n<em>\u00ab\u00a0Le <\/em>Caprice des Dieux<em>, \u00e7a fait Wagner comme fromage\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>\n<em>\u00ab\u00a0Papillon, il se cachait du fric dans le cul. Henri de Monfreid, c&rsquo;\u00e9tait des perles. \u00c7a sert \u00e0 tout !\u00a0\u00bb <\/em><br \/>\n<em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est pas toi qui cherchait un maison en Bretagne ? Y&rsquo;a un fou qui vient de tuer ses voisins\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>\n<em>\u00ab\u00a0R\u00e9duire le taux d&rsquo;alcool\u00e9mie de 0,7 \u00e0 0,5, je ne vois pas ce que \u00e7a change : j&rsquo;ai toujours deux.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>(&#8230; et quelques milliers d&rsquo;autres)<br \/>\n<em>Br\u00e8ves de comptoir,<\/em> de Jean-Marie Gourio, Robert Laffont Bouquins &#8211; 2002.<\/p>\n<hr \/>\n<h1><span style=\"color: #800080;\">des lecteurs envoient des trucs<\/span><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-660 aligncenter\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Keatoncourrier.gif\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"366\" \/><\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>\u2022 Claude Haber<\/strong><\/span>, d\u00e9sign\u00e9 malgr\u00e9 lui correspondant officiel de <strong><span style=\"color: #800080;\">VIS COMICA<\/span><\/strong> en Belgique, m&rsquo;a envoy\u00e9 cet \u00e9t\u00e9 les articles de recommandations de lecture de <em>La Libre Belgique<\/em>. On y voit que l&rsquo;humour y est pris au s\u00e9rieux. Je n&rsquo;ai encore jamais vu, en tout cas \u00e0 ma connaissance, la presse fran\u00e7aise faire ce genre de promotion, du moins sur plus exigeant en terme d&rsquo;humour que des ouvrages \u00e0 la <em>Bridget Jones<\/em> et autres <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Aur%C3%A9lie_Valognes\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Aur\u00e9lie Valogne<\/a>. Voici les articles :<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il y a des auteurs pour lesquels <em>La Libre Belgique<\/em> ne prend pas trop de risques (<strong><span style=\"color: #800080;\">Douglas Adams, William Klotzwinckle, Pierre Desproges,<\/span><\/strong> j&rsquo;avoue ne pas avoir entendu parler jusque l\u00e0 d&rsquo;<span style=\"color: #800080;\"><strong>Adrien Gygax<\/strong> <\/span>ou <strong><span style=\"color: #800080;\">Alan Benett<\/span><\/strong>. <span style=\"color: #800080;\"><strong>VIS COMICA<\/strong> <\/span>va s&rsquo;en occuper (\u00e0 suivre !).<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1288\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/adams.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"247\" \/>Concernant <span style=\"color: #800080;\"><strong>Douglas Adams<\/strong><\/span> \u00e9voqu\u00e9 dans un des articles ci-dessus, auteur cultissime de SF non sensique aux 14 millions de livres vendus (notamment <strong><span style=\"color: #800080;\"><em>Le Guide galactique<\/em><\/span><\/strong>, en 5 volumes), j&rsquo;avoue \u00eatre embarrass\u00e9 pour en parler. Trop touffu, trop bavard, trop digressif, trop barr\u00e9 en tous sens, trop lent, trop de sentiment persistant, et sans doute faux car il pr\u00e9tendait travailler beaucoup ses textes, que c&rsquo;est \u00e9crit au fil de la plume sans pr\u00e9occupation de coh\u00e9rence ou de structure de narration&#8230; Je ne suis jamais parvenu \u00e0 le lire ! Du coup, cet \u00e9t\u00e9 pour tenter de m&rsquo;y remettre j&rsquo;ai exhum\u00e9 de ma biblioth\u00e8que les exemplaires des aventures de son \u00ab\u00a0priv\u00e9 holistique\u00a0\u00bb Dirk Gently, que je n&rsquo;avais toujours pas lues : pareil que pour <strong><span style=\"color: #800080;\"><em>Le Guide galactique<\/em><\/span><\/strong>&#8230; \u00c7a me tombe des mains tandis que le restant de l&rsquo;univers trouve pourtant cela dr\u00f4le. Alors je me suis rabattu sur <span style=\"color: #800080;\"><strong><em>Fonds de tiroir<\/em><\/strong><\/span>, publi\u00e9 un an apr\u00e8s sa mort : c&rsquo;est le manuscrit inachev\u00e9 du troisi\u00e8me Dirk Gently, et un recueil d&rsquo;articles pour des revues, des extraits de conf\u00e9rence&#8230; Il y a \u00e0 boire et \u00e0 manger, mais on y trouve une v\u00e9ritable p\u00e9pite (la longue narration de plong\u00e9es sous-marines en Australie et la rencontre avec des raies manta), digne d&rsquo;un <span style=\"color: #800080;\"><strong>David Foster Wallace<\/strong> <\/span>du formidable <a href=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Wallace-Un-truc-soi-disant-super-auquel-on-ne-me-reprendra\/33173\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>\u00ab\u00a0Un truc soi disant super auquel on ne me reprendra pas\u00a0\u00bb<\/strong><\/a> (Au Diable Vauvert) et puis dans le lot, ce tr\u00e8s court texte qui vaut son paquet, \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger &gt; ici\u00a0:\u00a0 <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/adams.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>\u00ab\u00a0Biscuits\u00a0\u00bb.<\/strong><\/a><strong>\u00a0<\/strong>Lisez-le \u2014 \u00e7a prend tr\u00e8s peu de temps \u2014 et notez quelque chose \u00e0 laquelle Douglas Adams ne semble m\u00eame pas penser, qui expliquerait pourtant la situation qu&rsquo;il narre, c&rsquo;est qu&rsquo;il \u00e9tait un colosse (mais gentil nounours, dit-on) de pr\u00e8s de deux m\u00e8tres de haut&#8230;<\/p>\n<p><strong>\u2022 Et puis hop, une vitrine de Bruxelles.<\/strong> Merci Claude (encore!)<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1292\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/riktus.jpeg\" alt=\"\" width=\"1023\" height=\"1022\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">MESSAGES DE SERVICE ET AUTRES \u00c9CHANGES<\/span><\/strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-547\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KeatonSelTable.gif\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"383\" \/><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><strong>\u2022 Sondage express : pour les extraits de romans ou les nouvelles pr\u00e9f\u00e9rez-vous qu&rsquo;ils s&rsquo;affichent sous forme de galerie d&rsquo;image<\/strong><\/span> (comme dans le courrier des lecteurs) <span style=\"color: #800080;\"><strong>ou de PDF<\/strong><\/span> comme dans l&rsquo;article <strong><span style=\"color: #800080;\">Marc Twain<\/span><\/strong> ? &gt; <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">Dites-moi<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">\u2022 (REDITE) Collaborations possibles (souhaitables et souhait\u00e9es !) : <\/span><\/strong><span style=\"color: #800080;\"><strong>VIS COMICA<\/strong><\/span> risque de n&rsquo;afficher que mes go\u00fbts, or je suis tr\u00e8s difficile car par d\u00e9formation professionnelle due au fait de devoir d\u00e9cortiquer les textes des autres, je discerne trop souvent comment ont \u00e9t\u00e9 b\u00e2ties les choses, ou du moins j&rsquo;ai cette impression, qui me douche l&rsquo;enthousiasme. Et puis l&rsquo;humour, aussi, c&rsquo;est subjectif, pour le moins. Nombre d&rsquo;auteurs r\u00e9put\u00e9s hilarants me laissent perplexe. Il faut donc de la diversit\u00e9 de sensibilit\u00e9 dans cette lettre d\u00e8s lors que certains auteurs ou autrices sont difficilement contournables par leur \u00e9cho. Aussi je recrute des volontaires pour \u00e9crire sur des romans, des \u00e9crits, qui me paraissent important de signaler, mais sur lesquels je me sens bien incapable d&rsquo;\u00e9crire sans donner un avis qui serait n\u00e9gatif (ce qui est parfois dommage), puisqu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas dans cette situation ici de relayer des communiqu\u00e9s de presse, d&rsquo;annoncer platement des parutions. En ce moment, par exemple, je cherche par exemple des volontaires sur des vieilleries classiques ou non type, en vrac, <strong>T<span style=\"color: #800080;\">om Sharpe, Daniel Pennac<\/span><\/strong> (les Malauss\u00e8ne), <span style=\"color: #800080;\"><strong>S\u00e9bastien Gendron, Laurence Sterne<\/strong><\/span> sur lesquels je ne me sens pas d&rsquo;\u00e9crire&#8230; Mais cela peut \u00eatre aussi qui vous avez envie (<a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/2022\/04\/12\/liste-des-auteurs-dont-vis-comica-parlera-ne-parle-pas-a-deja-parle\/\">&gt; voir la liste des pressentis<\/a>). On trouvera bien chez <strong><span style=\"color: #800080;\">VIS COMICA<\/span><\/strong> un moyen de r\u00e9mun\u00e9rer ce travail&#8230; du moins qu&rsquo;il ne soit pas gratuit ! Ce peut \u00eatre des contributions uniques ou \u00e9pisodiques. On ne s&rsquo;engage pas pour la vie (toutefois je me r\u00e9serve de refuser les textes qui ne me sembleraient pas adapt\u00e9s). <strong><a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">&gt; Bref, si cela vous int\u00e9resse, signalez-vous !<\/a><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<div>\n<h1><span style=\"color: #800080;\"><strong>C&rsquo;EST (pas dr\u00f4le, car c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0) FINI !<\/strong><\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">Rendez-vous d\u00e9but septembre pour d&rsquo;autres nouveaut\u00e9s, du classique, de la vieillerie, des trucs en ligne, etc.<\/span><br \/>\nEn attendant vous pouvez toujours \u00e9couter mes podcasts : <a href=\"https:\/\/anchor.fm\/francis-mizio\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt; ici \u00ab\u00a0Le Documenteur\u00a0\u00bb<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.podcastics.com\/podcast\/mais-de-quoi-tu-me-parles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt; l\u00e0 \u00ab\u00a0Mais de quoi tu me parles ?\u00a0\u00bb<\/a> (je ferai de nouveaux \u00e9pisodes un de ces quatre, promis) ou <a href=\"http:\/\/tribu-macroqa.francismizio.net\/acheter-le-roman\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">acqu\u00e9rir mon nouveau roman<\/a> (si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait).<br \/>\nVous pouvez aussi chercher l&rsquo;inspiration lecture avec le <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/2022\/04\/12\/liste-des-auteurs-dont-vis-comica-parlera-ne-parle-pas-a-deja-parle\/\">PENSE-B\u00caTE \/ LA BANDE-ANNONCE DE VIS COMICA (les auteurs dont je parlerai, je ne parlerai pas, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9<\/a>, que vous pouvez d&rsquo;ailleurs alimenter &gt; <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">en m&rsquo;en sugg\u00e9rant<\/a> pour enfin une tentative d&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une biblioth\u00e8que de l&rsquo;humour en litt\u00e9rature.<br \/>\n&gt; <a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\">N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 me faire remonter vos remarques et suggestions<\/a>.<br \/>\n<\/strong><strong>&gt;&gt;&gt; Abonnez-vous \u00e0 VIS COMICA c&rsquo;est gratuit, faites abonner les \u00e2mes perdues en expliquant que c&rsquo;est gratuit, voire <a href=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/sabonner\/\">soutenez<\/a> (*) VIS COMICA ! \u00c0 bient\u00f4t. <\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-179\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/KeatonTheEnd.gif\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"360\" \/>(*) \u00c7a veut dire des cadeaux (ebooks), des trucs que je ne sais pas encore quoi, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un forum pour tchatcher et se refiler des plans lectures, etc.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong><span style=\"color: #800080;\">[publi<\/span><span style=\"color: #800080;\">cit\u00e9]<\/span><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1299 aligncenter\" src=\"https:\/\/vis-comica.francismizio.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_0801.jpg\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"817\" \/><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cCe qui m&rsquo;a frapp\u00e9 comme la foudre chez les Monty Python, c&rsquo;est que l&rsquo;humour permettait \u00e0 des gens tr\u00e8s intelligents &hellip; <a href=\"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/2022\/10\/01\/archives\/\" class=\"more-link\">Plus <span class=\"screen-reader-text\">[Archives lettre] SEPTEMBRE (N\u00b05 &#8211; 1er septembre 22) 490 raisons de d\u00e9primer ?<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1262,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,4,5,7],"tags":[],"class_list":["post-1301","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-lettres","category-ecrits-humoristiques","category-en-bref","category-litterature-humoristique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1301","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1301"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1301\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1301"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1301"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vis-comica.francis-mizio.net\/vis-comica\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1301"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}